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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:21

Je ne partage pas la majeur partie des idées de Zemmour mais je déteste encore plus le refus du débat d'idées, de la liberté d’expression et l'intolérance..

Quand je vois le gouvernement, les associations ou les syndicats de journalistes de gauche drapés dans leur dignité outragée, je me dis que l'ostracisme et le respect de l'autre n'est pas du côté de ceux que l’on pointe du doigt. C’est quand même curieux cette  habitude de la gauche bien pensante de vouloir empêcher de parler ceux qui ne partagent pas leurs idées..

La plupart des accusateurs n’ont pas lus les déclarations d’E. Zemmour au journaliste italien objets de la controverse. Ils en ont même détourné le sens avec de soi disant mot comme « déportation » jamais prononcé par E.Zemmour ce qu’à confirmé le journaliste italien. Comme ils n’ont pas écouté les précisions d’E.Zemmour lors de son interview par Calvi sur RTL

Même le journaliste Nicolas Domenach, qui participait à l'émission "ça se dispute", et que l’on ne peut pas soupçonné de complaisance, a exprimé de la tristesse à l'annonce de la décision d’I-télé. "Avec Zemmour, on s'est débattu. On s'est affronté. On s'est aimé, on s'est exaspéré, mais toujours respecté. Un temps d'échanges. Quelle tristesse!", écrit-il sur Twitter.

Tous ces St-Just de deuxième zone me font pitié..

Mais plus grave, on est en droit de se poser la question de l’indépendance de certains médias vis-à-vis du pouvoir ou encore de leur déontologie.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 22:06

Rebondissement spectaculaire de l’affaire Bettencourt : l’accusatrice de Nicolas Sarkozy, François-Marie Banier et Patrice de Maistre a été mise en examen jeudi 27 novembre pour faux témoignage.

A regarder de près, c’est un sacré coup de théâtre qui vient d’avoir lieu dans l’affaire Bettencourt avec la mise en examen par le juge Roger Le Loire, jeudi 27 novembre, pour faux témoignage de Claire Thibout, l’ex-comptable de la riche héritière. Le juge a estimé que pesaient sur cette dernière des "indices graves et concordants" de mensonge. Selon l’article 434-13 du Code pénal, le faux témoignage est punissable d’une peine de 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende. Ce coup de théâtre risque de porter un coup au juge b0rdelais Jean-Michel Gentil qui a instruit ce feuilleton.

Avez-vous entendu le moindre commentaire sur les médias ?..   Et dire que le juge Gentil s'est appuyé sur ce faux témoinage pour instruire à charge ce dossier.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 10:25

3731553341-pour-la-presse-anglo-saxonne-nicolas-sarkozy-repCertaines   bonnes âmes qui se prétendent les seules  gardiennes du temple de la démocratie républicaine donnent de la voix après les déclarations sur la sécurité de Nicolas Sarkozy.

Amalgame, stigmatisation, pêche aux voix du FN et enfin mise danger de l’unité de la Nation sont les critiques les plus entendues.  Ce dernier point mérite d’être développé tant l’accusation est grave puisqu’elle touche au rôle premier d’un Président de la République inscrit dans la Constitution: garantir l’unité de la Nation.

Si je comprends bien, avant Nicolas Sarkozy, tout allait bien dans le meilleur des mondes, surtout ne rien faire et encore moins ne rien dire.

Et bien NON.

Que les associations telles que SOS Racisme, le MRAP ou La Ligue des Droits de l’Homme  montent au créneau,  rien de surprenant. Elles ont souvent préféré se préoccuper davantage des agresseurs plutôt que des victimes.

Que dire du PS et de la gauche. Drapés dans leur dignité outragée,   ces thuriféraires de la bonne conscience et du politiquement correct  n’ont toujours pas compris le mal être d’une grande partie de nos concitoyens par rapport à la sécurité et la délinquance.  Le PS et la gauche devraient prendre garde, 2002 et les raisons de l’échec de Jospin ne sont pas loin

Viennent ensuite ceux qui ont la mémoire courte. Lorsque j’étais député je ne me souviens pas qu’en 1996,  la modification de la loi sur la déchéance nationale pour ceux qui avaient acquis la nationalité française les ait traumatisés. Bayrou était ministre, de Villepin secrétaire de l’Elysées et Dupont-Aignan au RPR. Par leurs déclarations, je n’y vois donc aujourd’hui que règlement de compte et ou stratégie électorale, ce qui après tout,  peut être logique.

Enfin  ceux qui a juste titre ont la légitimité pour s’exprimer sur l’éventuelle anti- constitutionnalité de la loi. Mais comment peuvent-ils porter un jugement sans connaître le texte et le cadre de son application ? Cela me laisse pantois et de mettre en avant l’article I de la Constitution sur l’égalité des français devant la loi. Comment savent-ils que la future modification de la loi la remettra en cause ?

Faut-il leur rappeler que la loi du 22 juillet de 1996 a été déclarée constitutionnelle et notamment la 5° possibilité  de déchéance (issue de l’ordonnance de 1945) : « S'il a été condamné en France ou à l'étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et ayant entraîné une condamnation à une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement « .  Cette disposition a été supprimée par le gouvernement de Lionel Jospin en 1998. Si par exemple elle était réintroduite, pourquoi ce qui était constitutionnel en 1996 ne le serait plus en 2010 ?

En parallèle, on accuse le chef de l’Etat de stigmatisation envers les immigrés ou les roms et de générer des « sous-français ». Au passage, le seul qui est utilisé ce terme fût Georges Frêche, membre du PS à l’époque, à propos des harkis. Il s’est simplement borné à rappeler que ces populations, si elles ont des droits spécifiques, ne sont pas au dessus des lois. Quand le président parle d’échec de notre intégration depuis 50 ans c’est de mon point de vue excessif tant les exemples contraires sont nombreux. Pour autant on ne peut nier non plus que c’est un grand succès.

La gauche, comme d’habitude angélique à souhait, ne veut rien entendre sur la politique de l’immigration et encore moins d’une quelconque liaison de la délinquance avec elle. Elle parle de manque de moyens dans l’éducation et la prévention oubliant  que les budgets dans ces domaines ont été en constante augmentation sans grands résultats. Faute de courage ou par calcul politique, elle persiste dans son refus d’aborder sans tabou  un vrai débat qui touche aux valeurs de la République et aux  devoirs en son sein, au respect d’autrui et de la loi, au goût de l’effort individuel au profit du collectif. La parole de John Kennedy reste pour moi la référence : «  Plutôt que de demander ce que ton pays peut faire pour toi, penses à ce que tu peux faire pour ton pays ». Et que dire de sa politique de la famille qui a favorisé la mono parentalité source de bien des problèmes sociaux et éducatifs ou de ses résultats en termes  de lutte contre l’insécurité.

La droite voudrait se persuader que l’immigration mal maîtrisée est la responsable principale de la délinquance.   C’est oublier un peu vite les ghettos créés par un urbanisme utopiste  des années 70, encouragé, il faut malheureusement l’admettre, par des municipalités de gauche peu scrupuleuses  à partir du moment où elles y trouvaient un électorat acquis. C’est oublier aussi qu’elle a été au pouvoir durant de longues périodes sans améliorer sensiblement la situation et qu’en terme d’éducation, de formation professionnelle et de promotion du civisme elle n’a guère été meilleure que la gauche faute de vouloir, en son temps, bousculer les conservatismes et les immobilismes. Cela je l’ai vécu. C’est vouloir faire oublier enfin  que la crise sociale et le chômage issus de la crise économique sont encore présents et aggravent  la situation.

Le chef de l’Etat bouscule les habitudes, le politiquement correct, parfois maladroitement il faut le reconnaître.  Les actes ne semblent pas suivre les paroles car, si on peut se féliciter de la rigueur législative puis  administrative française, on oublie sa lourdeur et donc sa lenteur pour l’application effective des décisions. Combien de fois ai-je pesté soit comme maire  soit comme député sur ces lenteurs.

 Aujourd’hui, à ceux qui l’accusent de vouloir briser l’unité nationale, simplement à cause de ses paroles lyonnaises,   je leur dis que cette cassure existe depuis bien longtemps et qu’ils y  ont contribué car c’est une cassure sociétale et non pas institutionnelle :

-cassure pour certains jeunes avec  les valeurs de la République et  ce que cela implique

 - cassure au sein du système éducatif où 15% des élèves entrant en  6ème ne maîtrisent pas les fondamentaux éducatifs : lire, écrire, compter

- cassure avec  la valeur travail au profit de la société de loisirs

- cassure par le refus des corporatismes de voir le monde évoluer  et d’en tirer les conséquences

- cassure entre les salariés du public et du privé

- cassure entre les revenus du capital et du travail et  en ce domaine  gauche comme droite y ont pris leur part

- cassure intergénérationnelle avec un endettement et des déficits qui croissent depuis 30 ans

-cassure avec  un monde politique  de tout temps cumulard et pas toujours rigoureux dans ses fonctions.

C’est  pour beaucoup d’entre-elles, le résultat de 14 ans de mitterrandisme, de 12 ans d’immobilisme chiraquien et d’un système français qui s’est reposé sur les lauriers des 30 glorieuses sans voir le monde évoluer. Nicolas Sarkozy a bon dos. Probablement qu’il l’a cherché aussi en revendiquant son omniprésence. En cristallisant ses critiques sur la politique sécuritaire de Sarkozy, la gauche cherche à faire oublier la sienne mais aussi ses propres turpitudes  et l’absence d’un programme alternatif crédible. Et puis les primaires approchent, c’est donc l’heure de la surenchère entre les postulants.

 Pourtant,  un peu d’objectivité de ses opposants sur l’évolution de la situation politique de la France durant  ces 30 dernières années  seraient preuve de responsabilité et de leur capacité à gouverner demain.  On en est  encore loin hélas.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 22:20

Un peu d'humour ne fait pas de mal dans cette campagne des régionales...

Si Valérie PECRESSE s'est faite piégée dans une interview en ne sachant pas le nom de l'entraineur du PSG, Antoine KOMBOUARE, on peut lui pardonner, les résultats du club ne plaidant guère pour la notoriété de l'entraineur.

Par contre, dans une autre interview, Jean-Paul HUCHON a été incapable de donner le prix d'un ticket de métro..Bon, il n'y pas de quoi mettre à mal les bénéfices de la RATP...Que le président bute sur le tarif d'un ticket, pourquoi pas.. Et je me doute que quand il fait campagne dans le métro , c'est son directeur de cabinet qui prend les billets, à moins qu'il ne voyage gratuitement avec un pass généreusement affecté... 

Mais quand ce même président est aussi président du STIF (Syndicat des Transport d'Ile de France) qui est notamment chargé  de la tarification, là je suis quand même un peu inquiet sur la validité de ses propositions.

La personne qui galère matin et soir dans les transports parisiens, elle, connait parfaitement le tarif de son pass Navigo...Décidemment, même si M. HUCHON cherche à cacher son bilan catastrophique, le buzz va le mettre en lumière..

Ils ne sont vraiment pas gentils ses journalistes avec leurs questions incongrues...

 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 09:43

logo-quick.gifToujours est-il que le fait que le seul Quick de Roubaix soit devenu un restaurant à tradition musulmane sur la nourriture (viande hallal, plus de porc, etc..) suscite quelques interrogations.

 

Je n’ai jamais mis les pieds dans un Quick et je crois que je n’irais jamais par simple choix gastronomique sans plus. Je pourrais donc ne pas commenter ce fait. Pourtant, cette décision m’interpelle comme citoyen. Ce qui m’ennuie, ce n’est pas que Quick mette à sa carte des produits halal, au contraire, cela me parait bien pour accueillir une population qui ne le fréquentait pas. Ce qui m’ennuie, c’est le fait que le consommateur n’aura plus le choix. De plus, le Quick de Roubaix est le seul du secteur. On passe ainsi d’une exclusion à une autre.

 

Quick a parfaitement le droit commercialement d’avoir pris cette décision. Mais Quick n’est pas un simple restaurant spécialisé dans tel ou tel type de nourriture. C’est une chaîne de fast-food qui s’adresse en général à une large population familiale souvent modeste. La contraindre à aller manger ailleurs si elle refuse de manger de la viande halal ou pour manger un hamburger au bacon, me gêne. Même si cela peut paraître dérisoire à certains, c’est pour moi une décision qui exclut et non rassemble et donc favorise le communautarisme.

 

Pour éviter tout malentendu, je précise que si le Quick de Roubaix était devenu un Quick exclusivement casher (nourriture juive) comme Quick Délices mes propos auraient été les mêmes.

 

La mairie de Roubaix a décidé de porter plainte. Ridicule. Comme je l’ai dit, Quick, société privée, est parfaitement dans son droit. Monsieur le  Maire de Roubaix ferait mieux de s’interroger sur les causes de cette décision de Quick. N’y aurait-il pas un problème d’équilibre sociologique et de concentration d’un même type de population dans certains quartiers de sa ville qui génère automatiquement le communautarisme ?

 

La décision de Quick ne mettra certainement pas en cause les fondements de la République. Je souhaite simplement que cet épisode « gastronomique » reste sans lendemain.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:51

Procès hors du commun, premier dans le genre sous la Vème République puisque parmi les protagonistes, se trouvent le Président de la République en tant que victime et Dominique de Villepin, ancien Premier Ministre parmi les accusés. Et il ne faut être devin pour constater qu’ils ne s’aiment pas.

 

Je ne ferais pas de commentaire sur le fond du procès, la justice est là pour tirer au clair cette histoire, en espérant qu’elle puisse le faire ce qui n’est pas forcement évident tant les zones d’ombres sont encore bien nombreuses. Mais c’est le côté politique qui m’intéresse aussi comme, je crois, bon nombre de français.

 

Assistons-nous  à la suite des règlements de compte qui ont commencé lors de l’affaire des frégates de Taïwan qui a touché des personnalités de gauche mais qui a aussi envenimé les rapports entre chiraquiens et balladuriens au moment de la présidentielle de 1995 avec des accusations de rétrocessions de commissions ? Lesquels rapports ont continué à se détériorer avec la lutte puis la prise de l’appareil UMP par Nicolas Sarkozy à la barbe de Jacques Chirac et de ses partisans. L’hypothèse a été avancée.

 

Mais revenons à la période actuelle et cette semaine a apporté son lot d’évènements incroyables.

 

Nous avons vu tout d’abord Dominique de Villepin faisant, avant d’entrer dans la salle d’audience,  une violente diatribe fustigeant le Président de la République sur « l’acharnement » (sic) envers sa personne : déclaration grandiloquente et surréaliste. Dreyfus et Zola réunis comme a dit un éditorialiste. Ainsi donc, parallèlement aux débats judiciaires au sein du prétoire, se dérouleraient des débats politiques devant les médias et susceptibles d’influencer l’opinion. Stratégie de défense bien préparée visant à vouloir inverser les rôles : l’accusé devenant victime et la victime devenant l’accusé. Il faut dire que du résultat du procès dépendra l’avenir politique de l’ancien Premier Ministre. L’enjeu pour lui est donc d’importance mais aussi risqué selon le verdict final, car jusqu’à preuve du contraire, c’est bien lui à qui l’on demande de comparaître comme inculpé et Nicolas Sarkozy est une victime parmi d’autres d’ailleurs, ce que l’on a tendance à oublier.

 

Nous avons ensuite Nicolas Sarkozy qui, s’exprimant à la télévision devant des millions de téléspectateurs, commet une grave erreur en traitant les prévenus de « coupables » s’asseyant allègrement sur la présomption d’innocence. pourquoi répondu aux journalistes sur cette affaire alors qu'il participait à des réunions internationales bien plus importantes. Comment–a-t-il pu commettre une telle bourde en tant que Président de la République, gardien des institutions et de l’impartialité  de la justice ? L’a-t-il fait volontairement ou involontairement emporté par la passion que lui inspire cette affaire où on a cherché à le salir et à lui nuire gravement, ce qui n’est pas une excuse. Toujours est-il que les conséquences sont dommageables.

Dommageable pour son image présidentielle, dommageable pour son statut de victime au procès car il entre dans le jeu souhaité par son adversaire qui n’a pas manqué de souligner cet abus de langage.  Dommageable aussi pour sa majorité avec la reconstitution du clivage entre villepinistes-chiraquiens et sarkozistes au sein de l’UMP au moment où de plus la tension entre le gouvernement et les parlementaires UMP est perceptible. Dommageable enfin pour lui politiquement car cela occulte partiellement les très bonnes prestations internationales qu’il a faites à la tribune de l’ONU, au Conseil de Sécurité et au G20 à propos des enjeux climatiques, du défi iranien ou sur la finance internationale et les équilibres économiques. Nicolas Sarkozy restera-t-il donc toujours le même ? Celui qui est assez remarquable sur la scène internationale et sur sa volonté de réforme que viennent gâcher en même temps ses impulsions qui, si elles sont acceptables à notre niveau, ne le sont plus quand on est Président de la République. Nul doute qu'il s'expliquera à son retour en France.

 

Il est temps que cette histoire  se termine, et il y aura probablement appel du premier verdict, car elle pollue la politique de la France et ravive des antagonismes dont la France pourrait bien se passer en ces moments économiques difficiles. Je souhaite enfin, comme l’a dit le Président, que ce procès marque  la fin des officines glauques et des coups tordus en politique.  On a toujours le droit d’espérer.

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 14:26

Le Congrès de Versailles

 

Il ne restera dans les annales de la République uniquement le fait qu’un Président se soit exprimé pour la première fois devant les parlementaires depuis 1873. La révision de la Constitution l’a voulu ainsi et c’est très bien. J’ai connu l’époque où nous écoutions debout un message du Président et sans vote. Que c’était ridicule et quel dédain du Parlement!!

Certaines âmes chagrines ont critiqué le fait que le Château de Versailles ait abrité l’évènement. Désolé mais c’est le lieu habituel du Congrès. Et puis n’abrite-t-il pas la salle du Jeu de Paume haut lieu de la Révolution Française ?  Faut-il donc renier notre histoire pour satisfaire les « chouineurs » professionnels ?

 

Mais en voyant le Premier Ministre, assis, écoutant sagement comme n’importe quel parlementaire, je pense aussi que nos institutions devront encore évoluer vers un vrai régime présidentiel. Depuis 1962 avec l’élection du Président au suffrage universel qui en portait les germes, puis le quinquennat en 2002 complété par le calendrier des législatives qui suivent désormais les présidentielles, il est évident que nous sommes encore au milieu du gué.

Alors, à quand la suppression du poste de Premier Ministre remplacé par un Vice Président  et l’interdiction de la dissolution du Parlement par le Président ?

 

Le nouveau gouvernement

 

Les départs de Rachida Dati et Michel Barnier pour le Parlement européen n’ont finalement abouti qu’à un jeu de chaises musicales, certes plus important que prévu, mais sans signification politique. Les ministres « d’ouverture » restent à leur poste et la nomination de Frédéric Mitterrand à la culture est  un coup purement « médiatique ». Néanmoins l’association du nom de Mitterrand à un gouvernement de droite a dû faire frissonner dans quelques chaumières de gauche. Et comme on ne peut que saluer la qualité professionnelle de l’homme…


Seul point qui m’est incompréhensible, ce fût la nomination de Pierre Lellouche aux Affaires Européennes. Je me demande comment ce pro-américain engagé, ayant la double nationalité franco-israëlienne et  inconditionnel de l’entrée de la Turquie dans l’Europe va gérer sa position contradictoire avec celle du Président. En contre-partie, il peut être un élément intéressant vis-à-vis des pays de l’ex-Europe de l’Est. Attendons..

J’ai enfin regretté que le Nouveau Centre ait un Ministre de moins (André Santini) dans le cadre de l’équilibre de la majorité. Cela sera probablement rectifié prochainement.


Il faudra donc attendre les élections régionales pour un vrai remaniement.
 

La motion de censure du PS

 

Faute d’avoir voulu s’exprimer lors du Congrès (voir mon article précédent), le PS a une fois de plus été à côté de la plaque politiquement, en terme de timing et donc parfaitement inaudible. Qui s’intéresse encore à ce genre de procédure en cette période ? Et quelle idée d’avoir choisi Laurent Fabius pour défendre cette motion. Certes, l’homme est un orateur brillant mais il représente maintenant la partie la plus archaïque du PS et le Premier Ministre n’a pas eu à forcer son talent pour le contrer. 

Un mois après, qui se souvient ?

 

 

L’emprunt

 

Une bonne idée ou une fausse bonne idée ? Annoncé par le Président lors du Congrès, il fait l'oeuvre de toutes les convoitises ministérielles. J’avoue être perplexe tant je crains qu’une partie même minime de cet emprunt ne soit affecté à des dépenses de fonctionnement et non d’investissement. La France est déjà tellement endettée qu’il serait calamiteux d’aggraver la situation par des dépenses dont on ne soit sûr qu’elles seront bénéfiques à moyen ou long terme pour l’économie et la croissance. Le début de cacophonie au sein du gouvernement sur le sujet n’a certainement pas contribué à éclaircir les options à prendre. Attendons donc le rapport d’Alain Juppé et Michel Rocard. En attendant, la réduction des dépenses publiques (Etat, Collectivités Locales, Hôpital) doit être poursuivie.

Le niveau de la dette sera à mon avis, un des enjeux majeur de 2012.

 

Un nouveau Sarkozy ?

 

Un nouveau Sarkozy est-il arrivé ? Le Président a essayé de le faire croire à travers son interview dans le Nouvel Observateur. Aura-t-il réussi auprès de l’opinion française ? Reconnaissance de certaines erreurs en début de mandat dans sa gestion personnelle de la fonction (j’avais souligné cette question en son temps sur ce blog), crise financière, réalités internationales et donc diplomatiques, bref un certain nombre d’engagements ont disparu face à la cruauté des évènements. Reniement des promesses pour les uns, pragmatisme pour les autres, je me rangerai volontiers dans cette catégorie tant j’ai eu l’occasion, à l échelle locale ou lors d’un vote à l’assemblée, d’avoir été confronté à ces situations où il vous faut choisir entre vos convictions et l’intérêt général.

Ce qui est certain, c’est qu’une fonction change profondément celui ou celle qui l’exerce. Nicolas Sarkozy ne pouvait donc y échapper.

 

Un PS "passéiste"... Aubry face à Valls, Dray et les autres

On ne peut qu'être fasciné par la capacité d'auto-destruction du PS et ce n'est pas une bonne nouvelle pour la démocratie sauf si cela aboutit à une reconstruction. Martine Aubry en prend-elle le chemin? Les réactions de Manuel Valls, de Julien Dray, d'Arnaud Montebourg et de quelques apparatchiks de moindre importance laissent à penser le contraire. Même certains grands élus comme le Maire de Lyon, Gérard Collomb appellent à un changement profond. En parallèle, Bertrand Delanoé joue un double jeu à la fois "personnel et collectif", Ségolène Royal reste silencieuse du haut de sa présidence du Poitou et enfin DSK avance ses pions  à travers ses relais internes comme Cambadélis.

Face à ces turpitudes, depuis sa nomination, Martine Aubry a commis de mon point de vue nombres d'erreurs: refus d'un large rassemblement au lendemain d'un Congrès de Reims dévastateur, report à l'automne d'un Congrès qui se voudrait réformateur et qui se déroulera à 4 mois des régionales, mauvaise stratégie et donc fiasco aux élections européennes digne de la présidentielle de 2002 sans la moindre leçon tirée, motion de censure à contretemps, lettre incendiaire à Manuel Valls (elle aurait voulou faire sa promotion qu'elle ne pouvait mieux s'y prendre); quand de plus les militants lui reprochent d'être inexistante sur le terrain et auprès des fédérations, je comprends que l'électorat socialiste est en plein désarroi.

Et ce ne sont pas les revers électoraux à Perpignan ou à Aix avec une stratégie d'alliance purement politicienne sans réel projet qui va arranger les choses.

Après les vacances, quelle rentrée ?

La majorité aurait tort de s’endormir sur les lauriers d’une gauche laminée et d’un modem affaibli. La crise est toujours là même si les économistes commencent à retrouver un peu d’optimisme. Il y a toujours un décalage notoire entre activité économique et sa répercussion sur le chômage. La rentrée s’annonce donc difficile avec la concrétisation des plans de licenciements déjà annoncés et l’arrivée des jeunes sur le marché du travail. Comment les syndicats, devenus interlocuteurs privilégiés du gouvernement faute d’opposition politique, vont-ils l’aborder et notamment dans les milieux scolaires et universitaires ? 

Aujourd’hui, je suis bien incapable d’un pronostic. Ce qui est sûr c’est que la pédagogie et le dialogue social  resteront donc fortement d’actualité pour aborder cette rentrée le plus sereinement possible. La France ne peut se permettre une grave crise sociale qui compromettrait la reprise économique. Les syndicats ont fait preuve de beaucoup de responsabilité jusqu’à ce jour, au point que cela leur est reproché parfois par les plus extrêmes.

Espérons qu’ils continueront à avoir le même état d’esprit malgré « le grain à moudre » qui est pratiquement inexistant.

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 16:05

Monsieur M’Bala M’Bala alias Dieudonné ne m’inspire aucune sympathie et ne me fait pas rire. Sa mégalomanie et la haine qui transpire dans ses interventions ne méritent donc pas que l’on s’attarde sur le personnage.

 

Aussi, je regrette les propos, voire la bourde de Claude Guéant, Secrétaire Général de l'Elysées, s’interrogeant sur la validité de ses listes à propos des élections européennes pour trois raisons :

-l’écho qui en est fait le met sous la lumière médiatique alors que celui  sa campagne n’en avait aucun

-cela va à l’encontre d’un principe  constitutionnel de base à savoir la liberté de se présenter à des élections

-cela aurait éviter au Parti Socialiste de s’engouffrer dans une de ses postures favorites : celle de soupçonner le pouvoir de manipulations.

 

Si le programme de Dieudonné est antisémite et donc condamnable, c’est d’abord du domaine de la justice et la sanction du vote, celui des français.

 

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 14:56

Le vote de confiance de ce jour sera sans surprise d'autant que la question de la réintégration de la France dans le commandement de l'OTAN s'inscrit dans le cadre plus général de la politque étrangère.

Pour ma part, j’approuve ce retour de la France dans l'OTAN et ce pour deux raisons, l’une pratique et l’autre stratégique.

En 1966, le Général de Gaulle décidait de quitter le commandement intégré de l’OTAN pour des questions spécifiques de l’époque notamment liées à la détention française de l’arme nucléaire dans un environnement de guerre froide entre deux  blocs : soviétique et occidental. Depuis, le monde a changé, la chute du mur de Berlin, l’explosion de l’URSS, l’intégration des pays de l’Est dans l’Europe sont passés par là.  A l’affrontement des deux blocs est-ouest, se sont substitués la menace terroriste et les  conflits locaux.


Le rôle de l’OTAN a donc commencé d’évoluer mais mérite d’être revu  fondamentalement. Depuis 1995, les militaires français participent à toutes les opérations OTAN, mais ne participent pas à leur élaboration faute d’avoir des généraux au sein des comités suprêmes. On subit l’OTAN (comme ce fut le cas au Kosovo) au lieu de la codiriger, c’est illogique.

En rentrant dans l'OTAN, Paris obtiendra deux commandements majeurs, l’un à Norfolk (QG stratégique de l’Otan), l’autre à Lisbonne (QG de sa Force de réaction rapide).  A travers le QG de Norfolk, elle pourra être entendue et peser sur le rôle futur de l’OTAN.

Certains opposent OTAN et défense européenne. C’est ridicule. 23 pays européens participent à ce jour à l’OTAN et ont applaudi à notre réintégration. Quelle meilleure approche pour une entente à la création d’une véritable défense européenne.


Notre indépendance nationale serait  mise à mal. Tout aussi ridicule. Intégrés dans l’OTAN, l’Allemagne a refusé de participer à la guerre de l’Irak. De même la Turquie, pays stratégique au sein de l’OTAN a refusé aux américains le passage de leur troupe et matériels sur son territoire lors de cette même guerre d’Irak. De plus la dissuasion nucléaire française reste de la seule décision de
la France.

Alors vaut-il mieux être acteur décisionnel ou spectateur au nom d'une pseudo indépendance ?


Le procès fait au Président et au gouvernement par le Parti Socialiste, Bayrou, et quelques députés UMP villepinistes au nom de la mémoire de De Gaulle est principalement politique.

Le parti socialiste est comme d’habitude à contre-courant de l’histoire. N’est-ce pas lui et François Mitterrand qui se sont opposés en 1966 à la sortie de la France de l’OTAN. En faisant appel à Lionel Jospin entouré de Fabius et de Martine Aubry pour conforter sa position, c'est une image passéiste qu'il donne.

Il en est de même de la famille centriste depuis toujours très attachée à l’atlantisme même au temps de l'UDF. La posture ce jour de Bayrou est donc purement occasionnelle, mais rien ne saurait l’arrêter dans son objectif des présidentielles de 2012, quitte  à renier les fondamentaux des idéaux de sa famille politique. Seul le Nouveau Centre leur reste fidèle.

Quant aux donneurs de leçon « gaulliste », je dirais qu’il est facile de faire parler les morts. De Gaulle vivait avec son temps et réagissait en fonction des conditions géostratégiques de l’époque. Qu’aurait-il fait aujourd’hui. Seuls les présomptueux pensent le dire. Quand aux villepinistes, qu’ils n’oublient pas que Chirac avait envisagé lui-même cette réintégration en 1996. Depuis l’intransigeance américaine sur le partage du commandement de l’OTAN a disparu et le Président Obama a confirmé cette nouvelle orientation.

La France est le 4ème contributeur de l’OTAN en hommes et en matériels. Quoi qu’on en pense, la France restera la France et son message sera d’autant plus écouté qu’il sera émis de l’intérieur d’une organisation qui évoluera dans les prochaines années.

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 18:17

Jusqu'à ce jour, que ce soit sous les gouvernements de droite comme de gauche, on ne répondait aux problèmes de l'Outre-Mer que par des mesures sociales ou financières visant simplement à calmer ponctuellement les revendications sans jamais aborder les vrais sujets parce que souvent tabous.

Ceux liés à la place de ces territoires au sein de la République Française, ceux liés à un changement nécessaire dans la politique de développement économique et en finir avec les archaïsmes de gestion qui semblent issus des plus beaux temps du colonialisme.  Rarement la situation actuelle en Guadeloupe aura mis ces questions en évidence.. 

Il va donc bien falloir un jour que les îles tranchent définitivement sur la façon dont ils conçoivent leur avenir. Avec leur élus il va falloir qu'ils tranchent entre :

- le maintien dans la République Française comme département ce qui implique malgré tout de profonds changement de structures administratives (actuellement chaque île a un conseil général et un conseil régional avec pratiquement les mêmes compétences !.). Mais aussi un réflexion de fond sur le développement économique : poids des fonctionnaires dans la population active, situations de monopole, économie concentrée dans les mains de quelques familles mais aussi économie parallèle. Et puis, il ne faudra pas oublier de créer une vraie continuité territoriale. Tout cela doit se faire avec le concours de l'Etat mais aussi une implication forte des élus locaux et de la Région dont la compétence économique est explicite depuis 2004, le patronat et les syndicats, ces derniers renonçant à mélanger les vraies revendications des salariés et l’aspiration autonomiste ou indépendantiste.

- l’autonomie, ce qui implique l’établissement d’un pouvoir exécutif avec une prise de responsabilités très importante des élus locaux et des antillais eux-mêmes en terme d’imposition locale, d’aide sociale et de développement économique.. Donc des droits et des devoirs nouveaux, la France aidant financièrement comme elle le fait en Polynésie….

- enfin l’indépendance avec tout ce que cela comporte..

On ne peut indéfiniment dire que la Guadeloupe ou la Martinique « c’est à nous » et demander en parallèle de continuer à recevoir les chèques de l’Etat sans contrepartie.

Ceci est valable bien sûr aussi pour la Réunion. Les conflits dans les îles commencent toujours par des revendications sociales pour riper doucement vers des revendications autonomistes voire raciales. Il faut crever l’abcès une fois pour toute.

Je conçois qu’il est difficile d’aborder actuellement ces problèmes au niveau de l’Etat dans le contexte actuelle de crise internationale. Néanmoins à travers le Conseil de l’Outre-Mer qui vient d’être créé, il conviendra d’en parler franchement avec les élus des îles.

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Published by jeff77 - dans Polémiques
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