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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 10:25

3731553341-pour-la-presse-anglo-saxonne-nicolas-sarkozy-repCertaines   bonnes âmes qui se prétendent les seules  gardiennes du temple de la démocratie républicaine donnent de la voix après les déclarations sur la sécurité de Nicolas Sarkozy.

Amalgame, stigmatisation, pêche aux voix du FN et enfin mise danger de l’unité de la Nation sont les critiques les plus entendues.  Ce dernier point mérite d’être développé tant l’accusation est grave puisqu’elle touche au rôle premier d’un Président de la République inscrit dans la Constitution: garantir l’unité de la Nation.

Si je comprends bien, avant Nicolas Sarkozy, tout allait bien dans le meilleur des mondes, surtout ne rien faire et encore moins ne rien dire.

Et bien NON.

Que les associations telles que SOS Racisme, le MRAP ou La Ligue des Droits de l’Homme  montent au créneau,  rien de surprenant. Elles ont souvent préféré se préoccuper davantage des agresseurs plutôt que des victimes.

Que dire du PS et de la gauche. Drapés dans leur dignité outragée,   ces thuriféraires de la bonne conscience et du politiquement correct  n’ont toujours pas compris le mal être d’une grande partie de nos concitoyens par rapport à la sécurité et la délinquance.  Le PS et la gauche devraient prendre garde, 2002 et les raisons de l’échec de Jospin ne sont pas loin

Viennent ensuite ceux qui ont la mémoire courte. Lorsque j’étais député je ne me souviens pas qu’en 1996,  la modification de la loi sur la déchéance nationale pour ceux qui avaient acquis la nationalité française les ait traumatisés. Bayrou était ministre, de Villepin secrétaire de l’Elysées et Dupont-Aignan au RPR. Par leurs déclarations, je n’y vois donc aujourd’hui que règlement de compte et ou stratégie électorale, ce qui après tout,  peut être logique.

Enfin  ceux qui a juste titre ont la légitimité pour s’exprimer sur l’éventuelle anti- constitutionnalité de la loi. Mais comment peuvent-ils porter un jugement sans connaître le texte et le cadre de son application ? Cela me laisse pantois et de mettre en avant l’article I de la Constitution sur l’égalité des français devant la loi. Comment savent-ils que la future modification de la loi la remettra en cause ?

Faut-il leur rappeler que la loi du 22 juillet de 1996 a été déclarée constitutionnelle et notamment la 5° possibilité  de déchéance (issue de l’ordonnance de 1945) : « S'il a été condamné en France ou à l'étranger pour un acte qualifié de crime par la loi française et ayant entraîné une condamnation à une peine d'au moins cinq années d'emprisonnement « .  Cette disposition a été supprimée par le gouvernement de Lionel Jospin en 1998. Si par exemple elle était réintroduite, pourquoi ce qui était constitutionnel en 1996 ne le serait plus en 2010 ?

En parallèle, on accuse le chef de l’Etat de stigmatisation envers les immigrés ou les roms et de générer des « sous-français ». Au passage, le seul qui est utilisé ce terme fût Georges Frêche, membre du PS à l’époque, à propos des harkis. Il s’est simplement borné à rappeler que ces populations, si elles ont des droits spécifiques, ne sont pas au dessus des lois. Quand le président parle d’échec de notre intégration depuis 50 ans c’est de mon point de vue excessif tant les exemples contraires sont nombreux. Pour autant on ne peut nier non plus que c’est un grand succès.

La gauche, comme d’habitude angélique à souhait, ne veut rien entendre sur la politique de l’immigration et encore moins d’une quelconque liaison de la délinquance avec elle. Elle parle de manque de moyens dans l’éducation et la prévention oubliant  que les budgets dans ces domaines ont été en constante augmentation sans grands résultats. Faute de courage ou par calcul politique, elle persiste dans son refus d’aborder sans tabou  un vrai débat qui touche aux valeurs de la République et aux  devoirs en son sein, au respect d’autrui et de la loi, au goût de l’effort individuel au profit du collectif. La parole de John Kennedy reste pour moi la référence : «  Plutôt que de demander ce que ton pays peut faire pour toi, penses à ce que tu peux faire pour ton pays ». Et que dire de sa politique de la famille qui a favorisé la mono parentalité source de bien des problèmes sociaux et éducatifs ou de ses résultats en termes  de lutte contre l’insécurité.

La droite voudrait se persuader que l’immigration mal maîtrisée est la responsable principale de la délinquance.   C’est oublier un peu vite les ghettos créés par un urbanisme utopiste  des années 70, encouragé, il faut malheureusement l’admettre, par des municipalités de gauche peu scrupuleuses  à partir du moment où elles y trouvaient un électorat acquis. C’est oublier aussi qu’elle a été au pouvoir durant de longues périodes sans améliorer sensiblement la situation et qu’en terme d’éducation, de formation professionnelle et de promotion du civisme elle n’a guère été meilleure que la gauche faute de vouloir, en son temps, bousculer les conservatismes et les immobilismes. Cela je l’ai vécu. C’est vouloir faire oublier enfin  que la crise sociale et le chômage issus de la crise économique sont encore présents et aggravent  la situation.

Le chef de l’Etat bouscule les habitudes, le politiquement correct, parfois maladroitement il faut le reconnaître.  Les actes ne semblent pas suivre les paroles car, si on peut se féliciter de la rigueur législative puis  administrative française, on oublie sa lourdeur et donc sa lenteur pour l’application effective des décisions. Combien de fois ai-je pesté soit comme maire  soit comme député sur ces lenteurs.

 Aujourd’hui, à ceux qui l’accusent de vouloir briser l’unité nationale, simplement à cause de ses paroles lyonnaises,   je leur dis que cette cassure existe depuis bien longtemps et qu’ils y  ont contribué car c’est une cassure sociétale et non pas institutionnelle :

-cassure pour certains jeunes avec  les valeurs de la République et  ce que cela implique

 - cassure au sein du système éducatif où 15% des élèves entrant en  6ème ne maîtrisent pas les fondamentaux éducatifs : lire, écrire, compter

- cassure avec  la valeur travail au profit de la société de loisirs

- cassure par le refus des corporatismes de voir le monde évoluer  et d’en tirer les conséquences

- cassure entre les salariés du public et du privé

- cassure entre les revenus du capital et du travail et  en ce domaine  gauche comme droite y ont pris leur part

- cassure intergénérationnelle avec un endettement et des déficits qui croissent depuis 30 ans

-cassure avec  un monde politique  de tout temps cumulard et pas toujours rigoureux dans ses fonctions.

C’est  pour beaucoup d’entre-elles, le résultat de 14 ans de mitterrandisme, de 12 ans d’immobilisme chiraquien et d’un système français qui s’est reposé sur les lauriers des 30 glorieuses sans voir le monde évoluer. Nicolas Sarkozy a bon dos. Probablement qu’il l’a cherché aussi en revendiquant son omniprésence. En cristallisant ses critiques sur la politique sécuritaire de Sarkozy, la gauche cherche à faire oublier la sienne mais aussi ses propres turpitudes  et l’absence d’un programme alternatif crédible. Et puis les primaires approchent, c’est donc l’heure de la surenchère entre les postulants.

 Pourtant,  un peu d’objectivité de ses opposants sur l’évolution de la situation politique de la France durant  ces 30 dernières années  seraient preuve de responsabilité et de leur capacité à gouverner demain.  On en est  encore loin hélas.

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Published by jeff77 - dans Polémiques
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commentaires

fabien 03/10/2010 15:39


voilà en tête du cortège ces socialistes qui ont contribué à ruiner le pays et qui n'ont rien à nous proposer...Quand on sait comment les syndicats font venir par cars entiers des gens qu'ils
payent, juste pour faire croire au succès de leurs opérations ...pauvres syndicalistes qui n'avez pas d'enfant et qui vous foutez complétement de savoir qui va payer nos dettes ? Non seulement
tricheur mais en plus impuissant !


Edouard Meldonian 03/10/2010 14:39


"CHARITE BIEN ORDONNEE COMMENCE PAR SOI-MEME"
sur le modèle de cette maxime : que les "POLITIQUES" s'appliquent à eux mêmes : les lois, les conseils, les projets.....)
L'UNITE,OUI,MAIS SEULEMENT SI, AU PREALABLE, l'EGALITE EST LA MÊME POUR TOUS.
Fini, "fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais".
Messieurs et Mesdames les POLITIQUES,donnez l'exemple :
Que ce soit l'égalité devant la Justice (elle devrait avoir un J majuscule, ce n'est plus le cas, le tripatouillage est devenu une règle de gouvernement)
Que ce soit, l'égalité de la fiscalité,
Que ce soit, l'égalité de traitement,
Que ce soit,l'égalité des droits et devoirs.
Une démocratie ne peut plus se satisfaire de :"DONNEURS DE LECONS" qui ne se les appliquent pas à, eux-mêmes.
Le peuple français est mature (loin des clichés :"râleurs et jamais contents")
Oui, nous sommes prêts à faire des efforts, à condition que nos politiques (au service de la nation et des citoyens, ils l'ont oublié) soient exemplaires.
STOP aux conflits d'intérêts
STOP aux cummuls des mandats
STOP aux retraites "privilégiées" pour les "représentants" du peuple
STOP aux retraites "chapeaux"
STOP à la vie de "nanties" aux frais des contribuables"
EGALITE DE TRAITEMENT POUR TOUS ET ALORS : OUI A L'UNITE.
UNITE, dites-vous ? encore faudrait-il que le Président, champion des clivages au seules fins sondagières, commence, enfin à s'en imprégnier.
Edouard


Bernard Martin 23/09/2010 11:19


http://whywalkwhenyoucanfly.over-blog.com


Gregoire 30/08/2010 10:35


Pour le canton de torcy l'UMP présente bien un candidat UMP, pourquoi vous et l'UMP n'avez pas trouvé un accord pour partir uni?


jeff77 28/08/2010 16:21


Grégoire.. J'oubliais.. Hervé Morin n'est pas ministre des Affaires Etrangères mais ministre de la Défense..