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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 11:00

Pouvoir d’achat, crise financière, crainte de l’avenir, sont les ingrédients de l’impatience et des inquiétudes des français dont la conséquence première est  la crise de confiance que traversent le Président de la République et le gouvernement. A la veille des municipales, la gauche s’y engouffre, c’est de bonne guerre. 

Nicolas
Sarkozy affirmait pendant sa campagne vouloir être "le Président du pouvoir d'achat". Aujourd’hui l'électorat témoigne d'une "frustration" sur ce sujet. Pour ma part, je n’ai jamais cru qu'on allait distribuer des chèques sans améliorer la croissance. L’amélioration du pouvoir d’achat est un travail de longue haleine. Si les Français ne l’ont pas compris, Nicolas Sarkozy ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Alors la gauche rétorque « cadeau fiscal » de 15 Mds fait en juin aux riches. Ridicule ! Les 4/5 ème sont affectés à l'exonération des charges sur les heures supplémentaires, sur les emprunts pour les accessions à la propriété et sur  les petites et moyennes successions. Et ces dispositions ne prendront leur mesure réelle qu’en 2008.  Mais bon, faute de propositions, la gauche s’oppose, elle est dans son rôle. 

En complément,  le Parlement vient d’adopter définitivement un texte relatif aux mesures annoncées par le Président fin novembre dernier : rachat des RTT, déblocage de la participation ou prime exceptionnelle de 1.000 euros, encadrement de la hausse des loyers. Là encore il faudra quelques mois pour que les premiers effets se fassent sentir.

Par ailleurs, l’inflation vient de subir une très forte poussée aux mois de novembre et décembre. Entre l’essence, les produits énergétiques et  les produits alimentaires (souvent de première nécessité), le porte-monnaie de nos concitoyens a souffert. La forte demande internationale et un brin de spéculation sont passés par là et a fait flamber les matières premières. Dur à expliquer, à comprendre et donc à accepter dans cette économie désormais ouverte dans le monde.

Le pouvoir d’achat ne pourra s’améliorer que de deux manières : par la croissance avec une meilleure répartition des profits des entreprises d’une part et d’autre part, par des réformes et des dispositions qui ouvrent la concurrence et font sautés ces monopoles ou conservatismes sources de hausse des prix. Si nous sommes redevables de la situation internationale pour la croissance, les réformes dépendent de nous.

Tout cela prend du temps et nécessite perpétuellement des explications et de la persuasion. Mais aujourd’hui, l’impatience des français est le défit principal du Président, du gouvernement et de sa majorité et gouverner la France n’est pas un long fleuve tranquille.

 

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Published by jeff77 - dans Polémiques
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