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Ancien élu, Maire et Député UDF, toujours passionné par la politique et la France, je souhaite apporter ma contribution à tout ce qui touche à l'avenir de mon pays.

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Rigueur ou réforme…Ni l’un ni l’autre…

La gauche et la droite n’ont pas la même définition de la rigueur. C’est une vérité de M. de La Palisse que de le dire. Quand le PS brandit le chiffon rouge de  la « rigueur » , le Président et sa majorité répondent « réforme ». Cette chamaillerie sur la sémantique des mots a quelque chose de ridicule aux regards des enjeux économiques pour la France et de l’objectif recherché.

 

Le fait que la gauche crie au loup pourrait faire croire que le train des mesures annoncées par le Président est d’une ampleur sans précédent. Et pourtant, il n’y a vraiment pas de quoi « fouetter un chat » . Avec 5 milliards d’euros net économisé entre 2009 et 2011, c’est bien mince en comparaison des 50 milliards actuels par an de déficit et des 1200 milliards de dette publique (dont 300 pour l’Etat).

 

A la vue de tous les audits qui ont été commandés sur le sujet et le fait également d’avoir fait appel à des cabinets privés, peut-on dire que la montagne a accouché d’une souris ? En effet la mesure phare et qui représente le plus gros des économies, à savoir la suppression d’un emploi sur deux pour tout départ à la retraite d’un fonctionnaire était déjà connue. Pour les reste, on a l’impression d’avoir racler les fonds de tiroir dans chaque ministère, mais bon, fallait-il encore le faire.

 

D’ailleurs, le chef de l’Etat, s’est bien gardé de rentrer dans les détails et le ministre du Budget a déclaré vouloir trouver 5 milliards d’économies supplémentaires d’ici 2011. Dès lors peut-on parler de plan de rigueur ou de réforme ? Je crois ni l’un ni l’autre, mais d’une simple gestion plus rationnelle et plus rigoureuse des services de l’Etat qui permettra de colmater quelques brèches budgétaires dans le cours terme mais surtout de conforter la réduction du rythme d’évolution des dépenses de l’Etat, ce qui est bien. Et puis, pouvait-il en être autrement durant une période économique où la croissance est revue à la baisse.

 

Quand à la gauche, dès que l’on diminue les crédits budgétaires ou le nombre de fonctionnaires dans n’importe quelle domaine, c’est une atteinte à la qualité des services publics, c'est la rigueur au sens péjoratif du terme et de nous promettre une hausse des impôts et des prélèvements obligatoires supplémentaires. Son discours catastrophique perpétuel devient lassant et inaudible. Pour toutes propositions, elle nous ressort invariablement la suppression du paquet fiscal qui pourrait restaurer les finances de l’Etat. Quelle hypocrisie ! Si elle revenait au pouvoir, aurait-elle le courage de refiscaliser les heures supplémentaires, de taxer de nouveau les successions, d’imposer de nouveau les intérêts d’emprunts pour l’acquisition d’un logement ? Elle serait tout juste capable de supprimer le bouclier fiscal soit 400 millions d’euros sur les 15 milliards. Faut-il également rappeler que le programme de Ségolène Royal creusait le déficit de 32 milliards supplémentaires? Elle n’est donc pas la mieux placée pour donner les leçons de gestion, elle qui n’a pas eu le courage nécessaire de réformer la France quand la croissance était vigoureuse. Ah si, elle nous a servi les 35 heures et la stagnation salariale depuis 10 ans !!


La gauche, désormais majoritaire dans les régions et les départements devraient plutôt réfléchir au fait que les collectivités locales sont plus endettées que l'Etat et qu'elle ne doit donc pas s'exonérer des efforts à faire pour réduire cette dette et il est utile de rappeler que depuis les lois de décentralisation, les effectifs de la fonction territoriale ont augmenté de plus de 40% et il n'est pas sûr que le transfert des compétences justifie cette inflation.

Pour en revenir aux réformes, certaines sont déjà en application ou dans les tuyaux : universités, carte judicaire, fusion UNEDIC/ASSEDIC, régimes spéciaux, service minimum. D’autres, les plus importantes et les plus difficiles sont à venir car elles doivent toucher l’organisation du territoire, la mobilité du personnel au sein des trois fonctions publiques, les retraites, l’équilibre des comptes sociaux, les institutions.

Celles-là seront de vraies réformes qui changeront et moderniseront la France sur le long terme. Je les attends avec impatience.

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