Ancien élu, Maire et Député UDF, toujours passionné par la politique et la France, je souhaite apporter ma contribution à tout ce qui touche à l'avenir de mon pays.
Je n’épiloguerai pas le bilan de la crise financière mondiale. Tout le monde la connaît et est en mesure de condamner les pratiques actuelles des milieux financiers mondiaux. Le président a dit la vérité aux Français quitte à subir les critiques qui ne manqueront pas, et à juste titre, par rapport à ses promesses électorales sur le pouvoir d’achat et la croissance : la France subit la crise et ce n’est pas fini.
Je n’épiloguerai pas non plus sur la nécessité de construire un nouveau capitalisme mondial d’entreprise avec ses règles, en opposition au capitalisme financier sans garde-fou. Cela risque d’être long et délicat, déjà au sein de l’Europe (mais il semble que le couple franco-allemand soit au diapason ce qui est crucial) et ensuite au niveau mondial. Encore faut-il au moins poser la question mais rien ne pourra être envisagé avant l’élection du nouveau Président des Etats-Unis.
Ce ne sont pas des larmes et du sang qui nous attendent mais malgré tout des difficultés sérieuses avec une stagnation du pouvoir d’achat et un risque d’augmentation du chômage dans les mois qui viennent. Le président a voulu rassurer les Français sur leurs économies et sur l’effort de solidarité envers les plus faibles dans ces moments difficiles. Sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr et sa côte de popularité risque de subir quelques aléas dans les prochaines semaines. Pour moi, c’est secondaire. Je n’ai pas voté pour lui pour sa côte de popularité mais pour la nécessité de réformer la France.
Et je ne suis pas déçu. Il persiste dans sa volonté de poursuivre les réformes et j’apprécie :
Réforme hospitalière
Réforme des collectivités locales et des strates administratives
Confirmation de 30600 emplois publics de moins en 2009
Réforme de la taxe professionnelle qui pénalise l’investissement et sa suppression à terme
Mise à plat de la formation professionnelle et de sa gabegie financière
Suppression des parachutes dorés en cas d’échec des dirigeants d’entreprise
Privilégier le capitalisme d’entreprise au détriment du capitalisme financier
Avoir une juste répartition des bénéfices des entreprises entre les actionnaires et les salariés
Diminution dès que possible de la taxe RSA
Confirmation de l’application du Grenelle de l’environnement et du système du bonus malus
Pour mettre en œuvre ces réformes, le Président a la chance d’avoir un relatif calme syndical et surtout une gauche engluée dans ses combats de personnes et donc inaudible au niveau des idées. Reste le trublion François Bayrou, bien seul sur le terrain, qui se démultiplie comme un beau diable au niveau des médias, mais dont les orientations économiques sont moins éloignées de celles de Nicolas Sarkozy que de celles du PS. Et bon nombre de ces mesures étaient dans le programme présidentiel du candidat Bayrou.
Tout ça ne coûtera pas un sou au budget, voire lui fera même faire des économies… Bref, ça me va…
Mais il va falloir encore bousculer les immobilismes et les conservatismes, y compris dans sa propre majorité UMP et la tâche va être rude.