Ancien élu, Maire et Député UDF, toujours passionné par la politique et la France, je souhaite apporter ma contribution à tout ce qui touche à l'avenir de mon pays.
Courrier adressé au Conseil Départemental de l’UDF 77
le 2 octobre 2007 et à l'UDF/Modem National
Chère Amie, cher Ami,
Il y a 30 ans, je prenais ma première carte de militant au Parti Républicain. Depuis, je suis resté fidèle à mes idées : libéral, social et européen, bref, ce que l’on pouvait qualifier de centre droit en terme de positionnement politique et que l’UDF représentait parfaitement.
J’ai toujours milité pour une France qui bouge, créatrice, ouverte au monde, aux nouvelles technologies, aux cultures, accompagnée par une sorte de mini révolution démocratique perpétuelle des idées, des structures, des mentalités.
Depuis que je m’intéresse à la politique deux hommes ont incarné cette volonté de faire bouger les choses: De Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing. Depuis 1981 sous Mitterrand puis sous Chirac, la France s’est progressivement enfoncée dans l’immobilisme, le confortable, la destruction de valeurs comme l’effort, le travail, la responsabilité individuelle et familiale, au profit de l’assistanat, des droits acquis, des statuts de toute sorte et une responsabilité collective donc non identifiable. Durant mes mandats électoraux j’ai toujours essayé de mettre en œuvre ce à quoi je croyais et soutenu toutes les volontés de réforme sans jamais céder au « confortable politique » que ce soit au niveau national ou local.
Aujourd’hui, avec l’élection présidentielle de 2007, une page politique importante s’est refermée. Celle de l’après-guerre de 1945 et des femmes et hommes qui l’incarnaient. Il est temps que notre pays prenne le virage du 21ème siècle, celui de la mondialisation, de la communication, des défis environnementaux, et fasse enfin les réformes structurelles nécessaires. Il en a le potentiel et la capacité.
Comme je vous l’avais écrit précédemment, j’ai espéré jusqu’au soir du 1er tour que François BAYROU serait cet homme capable de faire bouger les lignes. Les Français, par un ultime réflexe, sont revenus à un positionnement classique et ne l’ont pas voulu. Dès lors, mon choix fut simple et c’est sans état d’âme que j’ai voté pour Nicolas Sarkozy. Aussi, j’ai mal ressenti les propos de François d’entre les deux tours de scrutins qui mettaient à mal mes convictions et un engagement de 30 ans. Pourtant je suis resté fidèle à mon parti en soutenant loyalement le candidat vert investit par l’UDF/Modem lors des législatives.
Après quelques mois de réflexion, j’ai décidé de cesser de vous accompagner dans cette nouvelle aventure que représente la création du Modem et ce pour plusieurs raisons, la principale étant que le militantisme de base ne me passionne plus et que je n’ai plus envie de me sentir enfermé dans un parti politique ni de suivre par solidarité des directives et une organisation que je n’approuverais pas.
Or je pressens que je risque d’être plus en conflit qu’en accord avec les orientations futures de ce nouveau mouvement telles que je les perçois. Peut-être suis-je dans l’erreur et l’avenir le dira. Par ailleurs, si je n’approuve pas toutes leurs décisions et choix politiques, j’ai décidé de laisser du temps au Président de la République et à son gouvernement pour réussir les réformes qu’il devra engager notamment au niveau des institutions, de l’Etat et des organismes sociaux.
Enfin, je ne souhaite pas participer à la mise en place des structures seine et marnaises du Modem. Les échos que j’en ai, me laissent à penser que les petites manœuvres empreintes d’arrière-pensées et de méfiance se perpétuent pour « prendre les places ». Ces petits jeux microcosmiques ne m’intéressent pas et je n’entends pas m’y associer.
Libre, pour le moment, je n’adhérerai à aucun autre parti. L'avenir me fera peut-être changer d'avis. Par contre, je continuerai à m’intéresser à la vie publique mais au niveau de la réflexion en participant à des colloques ou des forums via internet et probablement en créant un blog personnel pour exposer mes idées et débattre sur tous les sujets politiques ou de société qui me passionnent. Je serais également disponible pour tous les amis qui souhaiteront, s’ils le jugent utile, pour les aider ou les conseiller techniquement et/ou politiquement dans leur parcours militant ou de candidat aux élections.
Au-delà, de ma décision et de mes choix divergents du votre, sachez que je garde pour la majorité d’entre-vous toute mon amitié et j’espère que nous pourrons continuer à avoir dans le futur ces contacts humains et conviviaux que j’ai toujours appréciés dans ma vie publique et militante.