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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 16:13

apero geantAu lieu de se poser la question pour savoir comment contenir ces manifestations voir les interdire, tout le monde devra se poser la question : «  Pourquoi  les jeunes éprouvent–ils le besoin de se réunir si massivement et de s’enivrer »..

 

Simplement le plaisir de faire la fête, sûrement. C’est un peu comme le plaisir de se retrouver à 100 000 pour un concert de U2 ou d’un DJ comme Tiesto ou Getta.. ..

C’est devenu une mode comme une autre depuis les grands rassemblement des années 68/70.. Quand on est jeune on se sent plus capable de s’affirmer et d’exister face  à la société des adultes  si l’on est en groupe. ET puis c'est tellement drôle de battre le record des autres villes..

 

Plus inquiétant est l’alcoolisation de ces manifestations comme l’est la présence de drogue dans les rave-party... Mais attention, cette alcoolisation n’est pas le fait de ces grandes manifestations.. Elle s’incruste également depuis quelques années déjà dans les petites réunions entre copains, dans les boites, les discothèques.. Comme tout le monde, j’ai pris quelques cuites dans ma jeunesse mais ça restait l’exception.. Aujourd’hui c’est pour beaucoup presque l’habitude du samedi soir..

Alors pourquoi ce besoin.. Angoisse de l’avenir  ?  Probable.. Oublier son environnement ? Probable…Manque d’idéal, de repères et donc de limites. ?..Probable aussi..  Laisser aller des parents ?.. Là est un autre vrai  problème.. Il semblerait que certains ne s’en inquiètent pas plus que cela.. Curieuse conception de l’éducation de leurs enfants et leur responsabilité…  Uniquement consommer n’a jamais été un idéal de progrès pour une société… Sacraliser une jeunesse sans la responsabiliser aussi..

 

Avoir peur de ces manifestations et les interdire serait ridicule car cela voudrait dire que l’on a peur de sa  jeunesse. Et une société qui a peur de sa jeunesse est une société en déliquescence  En attendant de répondre aux questions de fond, il est préférable d'encadrer ces manisfestations, de responsabiliser les organisateurs et leur faire comprendre des risques qu’ils prennent.

 

Certes un mort c’est un de trop, mais le samedi soir quand il y en une dizaine  sur les routes par alcoolémie, ça buzze beaucoup moins.. Et pourtant les causes sont les mêmes..

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 12:54

Les raisons d’un suicide sont trop complexes pour que je puisse me permettre de dénoncer avec certitude les causes voire les responsables d’un acte qui est toujours un échec de la société qui plonge tout un environnement familial dans la douleur.

 

Je ne ferais donc que quelques constatations avec toute la prudence que de tels évènements impliquent.

 

La mondialisation, la compétitivité nécessaire des entreprises ont engendré plus de pression pour plus de rentabilité à tous les échelons d’une entreprise. Le stress au travail auquel s’ajoute la crainte de la perte de son emploi est devenu monnaie courante dans le secteur privé notamment de l’ouvrier au cadre moyen qui n’ont pas les hautes indemnités de départ des dirigeants en cas de licenciement, qui plus est en période de crise économique. Laquelle crise économique a souvent bon dos pour effectuer des restructurations brutales notamment de la part de groupes étrangers sur lesquelles le gouvernement a peu de poids.

 

Tout cela implique donc une grande vigilance au niveau de la gestion des ressources humaines pour accompagner ces mouvements industriels liés bien souvent à l’évolution des technologies et à la concurrence des pays émergents qui n’ont pas les mêmes droits sociaux que nous. La majorité des entreprises ont heureusement compris cette situation. D’autres, hélas, par désinvolture ou par culture ancienne de l’entreprise, n’ont pas pris la mesure de l’effort d’accompagnement de formation mais aussi souvent psychologique à faire. Et c’est le cas particulier à France Télécom.

 

Cette société est une entreprise publique qui a été privatisée. Une partie importante du  personnel souvent ancien n’avait pas la culture nécessaire pour supporter des mutations brutales. Et dieu sait si le secteur des communications est l’un de ceux qui sont les plus exposés à ce phénomène. Aussi, j’avoue que la conférence de presse de son PDG à côté du Ministre des Affaires Sociales m’a un peu sidéré. J’y ai vu un homme qui parlait de drames humains avec un certain détachement agrémenté de quelques paroles malheureuses, même s’il s’en est excusé le lendemain. Par l’annonce d’embauches de personnels d’accompagnement social, il dressait finalement le constat que sa politique des ressources humaines n’avait pas été à la hauteur des enjeux. Je ne sais ce que décidera à terme l’Etat, encore principal actionnaire, sur l’avenir de ce dirigeant et de  ses représentants au Conseil d’Administration qui auraient aussi dû aussi tirer la sonnette d’alarme.

 

Tout doit donc être fait humainement pour que cette entreprise ne soit plus à la une de l’actualité. C’est de la responsabilité de l’entreprise mais aussi des syndicats. La défense des salariés, ce n’est pas seulement la défense des droits acquis qui datent du temps où les employés de France Télécom étaient des fonctionnaires. C’est aussi un dialogue social qui doit permettre à l’entreprise et à ses salariés d’évoluer sans drame.

 

Je ne m’attarderai pas enfin, sur une certaine récupération malsaine de la gauche de ces évènements. Cela ne la grandit pas.

 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:57

A chaque agression dans les établissements scolaires, on a assiste inlassablement aux mêmes discussions et aux mêmes affrontements.

 

D’un côté les tenants du tout sécuritaire par des moyens techniques comme la vidéo-surveillance, les portiques voire la présence de la police au sein des établissements. De l’autre les demandeurs du « toujours plus » : plus de personnels, plus de moyens financiers.

 

Oui, la violence à l’école, ça existe et elle a tendance à augmenter dans la gravité des actes commis. Mais vouloir mettre en place une solution unique et générale quelques soient les établissements est ridicule. A chaque établissement doit correspondre une solution en fonction de son environnement et la sociologie des élèves. Dans certains établissements, une solution technique comme la vidéo suffira à calmer les esprits, dans d’autres c’est un ensemble de mesures qu’il faudra prendre. Mais dans les deux cas, rien ne pourra éviter un acte individuel ou une bande de voyous qui a décidé d’en découdre.

 

 A chaque agression, on assiste donc à un dialogue Etat/enseignants sur les causes de cette violence. OUI, l’Etat doit assurer au maximum la sécurité. OUI, l’Education Nationale doit faire de la prévention à travers l’éducation civique ou la présence dans certains établissements de psychologues et de surveillants. On y consacre déjà beaucoup d’argent. Mais à chaque fois, il y a de grands absents : les parents d’élèves !

 

Que font-ils pour éduquer leurs enfants ? Que font-ils pour leur apprendre la civilité et le respect des autres ? Que font-ils pour leur faire comprendre que la sanction comme la récompense font partie de la vie scolaire comme elles le seront pendant leur vie professionnelle. Ah oui !! C’est de la faute de la société, du chômage, des difficultés quotidiennes !! Excuses faciles pour se défausser de leurs obligations et le jeunisme, ça suffit !

 

Il est grand temps que notre société ne marche plus la tête à l’envers. Il est grand que la famille retrouve dans certains un rôle central. Il est grand temps que les valeurs fondamentales de la vie en commun et du respect d’autrui retrouvent leurs places.






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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 20:41

Beaucoup plus de monde que les 1er mai précédents, beaucoup moins que lors des manifestations de février et mars, chacun y retrouvera son compte : les syndicats avec une unité affichée et une manifestation réussie et le gouvernement en constatant qu’il n’y pas eu de surenchère.

 

J’ai déjà souligné lors d’un article précédent la responsabilité syndicale notamment de la CFDT et de la CGT suite aux manifestations précédentes. Conscientes des risques d’extension de dérapages violents dus à l’exaspération de salariés face des situations douloureuses et attisés par certains éléments d’extrême gauche, elles jouent pleinement leur rôle fait de revendications mais aussi de canalisation des mécontentements vers des formes d'actions cpmpatibles avec la démocratie. Les séquestrations et les violences ne feront certainement pas  avancer la cause syndicale.

 

Quoi qu'en disent certains dans l’opposition, le gouvernement écoute et est en contact permanent avec les syndicats. Les décisions importantes prises le 18 février lors de la réunion avec le Président de la République comme le fait de laisser la porte ouverte à d’autres mesures, si nécessaire, ont aussi permis cette sagesse d'actions revendicatives. D’ailleurs, il est symptomatique de constater que les banderoles du 1er mai étaient plus des slogans adressés au patronat qu’au gouvernement.

 

Pour reprendre une formule célèbre, le gouvernement demande de « laisser du temps au temps » pour voir les effets réels des mesures prises en matière de pouvoir d’achat des plus défavorisés, des bas salaires ou de la montée du chômage (prime, annulation d’impôt, fonds d’aide pour la formation, meilleure rémunération du chômage partiel, contrat de conversion, etc…), mais aussi de voir comme la situation économique évolue. Sage décision.

 

En planifiant deux nouvelles manifestations, fin mai et mi juin,  les syndicats entendent maintenir la pression envers le gouvernement mais aussi garder une unité minimum. Quoi de plus logique en cette période difficile. En refusant de céder à la pression démagogique d’une journée de grève générale des syndicats les plus à gauche (Sud, FSU et FO), les principales organisations sont dans la continuité de leur politique responsable depuis le début de la crise. Il  faut s’en réjouir pour l’équilibre social mais aussi économique du pays.

 

Durant ces dernières semaines, le patronat n’a été que très peu présent et madame Parisot des plus discrète. Il serait temps que lui aussi prendre ses responsabilités pour faciliter le dialogue social.

 

Quant à la gauche, à part tomber dans la démagogie, revendiquer plus de relance, encore plus de dettes ou faire de l’anti-sarkozisme primaire, elle n’offre aucune alternative sérieuse. D’ailleurs les français, à travers les sondages, ne s’y trompent pas.

 

La crise économique, la nouvelle loi sur la représentativité syndicale semble être l’opportunité de trouver un nouvel équilibre dans le dialogue social et la prise en compte par les partenaires sociaux des responsabilités de chacun. Il faut s’en féliciter. Le fait que cela se fasse sous un gouvernement de droite ajoute un côté piquant à la situation.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 20:41

Il n’y a pas plus attaché que moi au respect des personnes, de leur intégrité et des droits individuels. Mais il n’y a pas plus partisan que moi de la prévention de la délinquance, de la criminalité et du terrorisme. Le fichier EDVIGE est fait pour cela.

 

Qu’il déclenche une polémique quoi de plus normal car il touche un sujet sensible et un éternel dilemme : la liberté individuelle face à la sécurité collective. Que le décret suscite une farouche opposition d’associations comme la Ligue des Droits de l’Homme ou le MRAP rien de nouveau. Elles n’ont jamais su accepter la nécessité d’avoir des mesures indispensables garantissant la sécurité d’une société dans son ensemble et éviter que la loi et la vengeance individuelle prennent le pas sur la Loi tout court.


Pour le reste nous assistons au bal des hypocrites
au premier rang desquelles on trouve le Modem et la gauche qui font mine de découvrir l’existence de ce fichier et se drapent dans leur dignité outragée.

 

Pourquoi cette polémique maintenant, alors que le fichier EDVIGE n’est que la mise à jour d’un fichier crée en 1991 par le gouvernement socialiste de Michel Rocard qui reprenait les fiches manuelles établies par les RG (Renseignements Généraux) qui sont sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur. Tout simplement parce que le gouvernement a voulu faire par simple décret et sans concertation cette mise à jour qui touche les mineurs jusqu’à 13 ans et certaines données complémentaires sur la santé et la sexualité des personnes fichées. Sujet sensible et mauvaise gestion gouvernementale.

 

François Bayrou, éternel pourfendeur des « dérives sarkozistes »  et en bon tribun qu’il est, a sauté sur l’occasion oubliant par la même  le temps où il fût Ministre  et qu'à l'époque cela ne l’avait guère offusqué. De même, je ne me souviens pas, que du temps de sa campagne présidentielle, il ait abordé la question. Ah ! La mémoire sélective est bien pratique par moment.

 

De même, le PS voudrait faire oublier qu’il est à l’origine de ce fichier et que c’est le seul, à  gauche, qui n’a pas fait un recours auprès du Conseil d’Etat contre le décret. Alors, il se rattrape comme il peut en poussant sur le devant de la scène « ses petits camarades » associatifs ou politiques.

 

Sur le fond, le fichier EDVIGE en tant que tel est une nécessité si l’on veut prévenir efficacement de la délinquance, de la criminalité et du terrorisme. Nous sommes au 21ème siècle et la société a besoin, avec les contrôles nécessaires, de méthodes modernes et efficaces. Qu’il faille y rajouter les jeunes susceptibles de tomber dans la délinquance à partir de 13 ans me parait également très utile. Les acteurs de terrain en conviennent, elle commence beaucoup plus tôt qu’il y 10 ou 15 ans. Qu’il faille rajouter dans ce fichier l’état de santé et la sexualité des personnes, comme s’en est étonné Hervé Morin, le Ministre de la Défense ou Rame Yade, je n’en vois pas par contre l’utilité ni l’intérêt ou alors, il va falloir que la Ministre de l’Intérieur m’explique.

 

Le gouvernement semble être sensible à certains arguments et est prêt à revoir sa copie sur ces points, comme sur le renforcement des contrôles d’utilisation de ce fichier avec la concertation adéquate. Que ne l’a-t-il pas fait plus tôt !! Cela lui aurait évité ces désagréments et une petite cacophonie ministérielle. Il semble vouloir également écarter les personnalités (politiques, syndicales, etc..). Je pense que ce serait un effet d’apparence et que bien vite les RG ou autres officines privées établiraient rapidement des fichiers parallèles et sans contrôle. Les préfets ont toujours aimé  pouvoir avoir une vision  rapide des forces vives de leur département et ce sous tous les gouvernements  de gauche comme de droite. Alors autant admettre que la transparence est la meilleure des solutions.

 

Je parle d’autant plus aisément de cette question des libertés individuelles que moi-même je suis, de part les fonctions que j’ai exercées, dans le fichier EDVIGE comme j’étais hier dans celui des RG. Et pour tout vous dire, cela ne m’empêche pas de dormir.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 00:00

Je ne pense pas que la sincérité de Nicolas Sarkozy doive être mise en cause sur ces sujets qui touchent aux convictions de chacun. Doit-il pour autant utiliser sa fonction pour lancer un débat qui, par essence,  est passionnel  et ce au nom des valeurs qui doivent régir notre société ? Je ne le crois pas.

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Ainsi est rédigé la première phrase de l’article 2 de la Constitution. Depuis 1905, la laïcité est le socle de cet équilibre qui nous permet de vivre dans la tolérance des convictions et des croyances de chaque individu de notre pays, qu’il soit français ou étranger, et qui forge l’unité nationale.

La religion est d’abord une question de conviction et de démarche personnelles. Chacune d’entre-elles a ses règles de comportement, de morale et en finalité, l’espérance "d’une autre vie" dans l'au-delà. La mettre au même niveau hiérarchique dans le fonctionnement de la société française n’a donc pas de sens. C’est le respect de la laïcité dans le fonctionnement de l’Etat qui permet aux religions leur cohabitation et leur épanouissement.

Et puis, pensons à tous nos concitoyens non croyants ou agnostiques qui respectent d’autres valeurs que religieuses dans leur quotidien.

Je ne suis pas un intégriste de la laïcité, bien au contraire. Je suis pour le fait que chacun puisse vivre ses croyances en toute liberté, sans honte ou sans être mis au ban de la société.

Le Président de la République, s’il a des convictions personnelles,  est d’abord le garant de l’unité nationale et les français sont très attachés à ce rôle éminent de la fonction. La France a une histoire et des valeurs qui lui sont propres. Je ne souhaite pas que par des déclarations intempestives ou mal préparées, cette unité soit mise à mal.

 

Autre sujet : le devoir de mémoire. Là encore, je ne doute pas de la sincérité et volonté de Nicolas Sarkozy. De là à faire supporter à chaque enfant de CM2 la mémoire d’un enfant juif victime de la Shoah, laquelle Shoah est déjà étudiée depuis 2002 dans les programmes scolaires...  

De nouveau, nous avons l’impression d'une déclaration sans réflexion approfondie sur les conséquences. Non, monsieur le Président, faire supporter une telle responsabilité à un enfant de 10 ans n’est pas « un cadeau » mais une charge très lourde. Il semblerait d’ailleurs, qu’il y ait une tendance de faire évoluer cette proposition par la prise en charge de cette mémoire par toute une classe et non plus par un élève seul. Ce serait, je crois, une sage décision. Le chef de l’Etat doit prendre conscience que par son statut, chacune de ses paroles est décortiquée et a une portée considérable.

 

 

Si ces sujets  font débat au sein des milieux intellectuels, journalistiques et sont utilisés négativement par l’opposition, ce qui est « de bonne guerre » en cette période électorale,  je suis pas sûr au fond que cela passionne les français. La France a d’autres soucis immédiats et est d’abord en mal de confiance. Monsieur le Président, revenez donc à leurs attentes et à leurs espérances.

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 21:49

Suite à la présentation du plan par le Président de la République, nous avons retrouvé les commentaires habituels : "satisfaction " de la majorité, " pas à la hauteur " pour l’opposition. Pouvait-il en être autant à la veille des municipales ? Certainement pas. Alors, laissons un peu de temps passer et les acteurs, y compris ceux qui vont être élus en mars, se remettre en action.

 

Dans un article précédent, avec mon expérience d’élu local, j’avais énuméré les causes principales du mal des banlieues : urbanisme massif des années 1950 à 1970, intégration déficiente face à une immigration mal maîtrisée, ghettoïsation progressive des quartiers, manque de mixité sociale, difficulté d’accès aux bassins d’emplois des environs, fort taux de chômage des jeunes et la discrimination à leur encontre enfin une forte pénétration dans ces quartiers d’une économie parallèle.

 

Le manque de continuité des plans qui se sont succédés depuis 20 ans (18 ministres de la ville différents), ne pas les avoir gérés au niveau inter-ministériel et l’absence de contrôle sur l’efficacité des mesures prises et de la bonne utilisation de l’argent public comme l’a dénoncé un récent rapport de la Cour de Comptes, n’ont pas permis de résoudre cette question. La bonne volonté des uns et des autres a-t-elle manqué ? Certes non ? Les moyens ont-ils manqués ? Je ne crois pas car ce sont des dizaines de milliards d’euros qui ont été déversés à travers ces différents plans.

 

Jusqu’à ce jour la politique de la ville et son financement ne dépendait que de « son » ministère. Le plan présenté à la mérite de la cohérence en permettant enfin la coordination des l’ensemble des ministères concernés sous l’autorité du Premier Ministre : politique de la ville, éducation, sécurité, justice, transports, social, insertion professionnelle, etc…. Il a également le mérite de présenter chaque jeune non pas comme une victime mais, en l’ aidant, comme un acteur de son propre avenir pour peu qu’il en fasse l’effort : des droits, oui, mais aussi des devoirs.

 

Deux chiffres ont polarisé l’attention des médias, lesquels ont hélas occulté l'essentiel.

 

Tout d’abord, les 4000 policiers supplémentaires. La gauche y voit là la marque de la politique sécuritaire chère à Nicolas Sarkozy. Mais ces adeptes des bons sentiments oublient une seule chose : après le chômage, la sécurité est la préoccupation principale des habitants des banlieues.

 

Ensuite les 500 millions d’euros pour les transports et pour désenclaver les quartiers. C’est effectivement le seul financement supplémentaire annoncé. Il peut paraître insuffisant au regard de l’ampleur du problème. Aussi, Fadela Amara a eu raison de rappeler que pour les autres mesures, chaque ministère concerné devra débloquer les moyens nécessaires aux actions qui le concernent comme par exemple le ministère de l’Education Nationale avec les " internats de réussite éducative " ou pour les 30 sites " d’excellence scolaire ". De toute façon, je ne doute pas un seul instant qu’elle y veillera quitte à démissionner si elle le jugeait nécessaire et de rappeler qu’elle est favorable à " la culture du résultat ".

 

Résoudre la question des banlieues, c’est redresser une situation de plus de 30 ans de laisser-aller, un mélange de laxisme, de méfiance et de discrimination envers les jeunes des quartiers, un manque de solidarité entre les villes riches et les villes pauvres (de droite comme de gauche), mais aussi d’une politique de l’habitat déséquilibrée de certains élus. Comment peut-on espérer le faire en quelques mois ? Il y faudra des années, c’est ma conviction. Les élus locaux et les associations seront comme d’habitude des acteurs majeurs au côté de l’Etat. 

Espérons que les paroles de scepticisme voire d’opposition liées au contexte électoral, laisserons la place à la responsabilité et à l’action.  Un premier bilan pourra être fait d’ici deux ans voire à la fin du quinquennat  du Président. Il sera jugé aussi sur cela.

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 17:34

Passer en une semaine de Carla Bruni à Edgar Morin en passant par le Pape, il fallait le faire !!! Il faut reconnaître que  Nicolas Sarkozy a le don de créer l’évènement et d’employer des formules dont la signification n’est pas toujours évidente. 

Dans ce contexte,  la gauche, à défaut d’avoir des propositions, n’en finit pas de se tourmenter l’esprit à propos de la moindre de ses déclarations. Le propre camp du Président aussi d’ailleurs, qui cherche en vain des justifications ou explications dont seul Nicolas Sarkozy détient la clé.

En ce qui concerne le thème de " la laïcité positive ",
je suis inquiet. La laïcité au sein de l’Etat est pour moi, un élément essentiel du ciment républicain pour s'opposer à la montée du communautarisme. Aussi quand j’entends en écho Jean-Pierre Raffarin avancer l’idée de « compléter » la loi de 1905, je suis sur mes gardes. S’il s’agit de la renforcer notamment dans le domaine de la santé publique, pas de problème. S’il s’agit de l’adapter et commencer à mélanger les genres entre l’Etat et les religions quelles qu’elles soient, j’y suis fermement opposé. Aussi, je reprendrais à mon compte la déclaration de François Bayrou à ce sujet : « La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur. » 

Quant à " la politique de civilisation ",
elle est une notion très importante qui mérite d’être développée afin que l’on sache comment le Président envisage l’avenir de la société française et la gouvernance de l’Etat. La  gauche condamne (sans chercher à comprendre) et tombe une fois de plus dans « l’anti-sarko » primaire. Moi j’attends la suite avec impatience avant de juger  car il peut en sortir du bon comme du mauvais.
Le bon, ce serait de renouer avec le modèle français des Lumières face au matérialisme d'une part et à l'obscurantisme du fanatisme religieux d'autre part. Le mauvais serait d'utiliser nos valeurs et nos racines dans un esprit d'exclusion des autres et donc d'affrontement.

J’espère donc qu’on en saura plus sur ces deux idées lors de la conférence de presse du Président le 8 Janvier.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 15:45

Je souhaite à tous les lecteurs de mon blog , un bon réveillon et un Joyeux Noël ainsi qu'à leur famille.

Il est à noter que pour une fois, le hasard du calendrier veut que Noël corresponde à trois fêtes pour les trois religions monothéistes: chrétienne (Noêl-Naissance du Christ), juive (Hannoukka-Fête des Lumières) et musulmane (Aïd-Sacrifice d'Abraham). En ce jour d'espérance, de paix, de lumière et de partage, ayons une pensée pour les plus misèreux qui ne connaîtront pas ce soir la chaleur de la convivialité et de l'amour familial.

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 16:44

« Les Français risquent d’être déçus ». C’est ce que l’on pouvait entendre de la part d’un certain nombre de commentateurs au lendemain des déclarations du Président de la République.


Pour ma part, je n’y suis pas, car je n’attendais rien. On ne distribue que ce que l’on a et Nicolas SARKOZY l’a dit : «  les caisses sont vides ». On peut regretter que les mesures fiscales (notamment le bouclier fiscal) du mois de juillet aient privé le Président du moindre petit geste symbolique. Les Français jugeront mais l’essentiel n’est pas là.


Pour ma part, il importe plus que les français comprennent enfin que le pouvoir d’achat ne peut se distribuer que s’il y a de la croissance et que cette croissance ne s’obtient qu’en travaillant plus, pas forcement individuellement, mais globalement. Or, en Europe,  si la France est performante en terme de compétitivité, elle est lanterne rouge pour le nombre d’heures travaillées totales en rapport à sa population. Les causes en sont connues : chômage des jeunes plus élevés qu'ailleurs et des seniors qui s’arrêtent de travailler trop tôt. Là, les mesures à prendre ne seront efficaces hélas qu’à long terme.


Dans l’immédiat, en prenant des mesures « raisonnables » selon François BAYROU » comme les possibilités d’assouplissement des 35 h, de rachat de RTT, d’une prime salariale défiscalisée dans les PMI/PME de moins de 50 salariés , distribution anticipée de la participation, etc…,  Nicolas SARKOZY va essayer de dynamiser la consommation (politique de la demande), premier pilier de la croissance, mais avec le risque d’achat de produits importés qui vont aggraver la balance commerciale déjà largement déficitaire. Et puis finalement, ce sont les entreprises qui décideront en fonction de leur carnet de commandes et de leur trésorerie de ce qu’elles peuvent faire. Pour les fonctionnaires, il dépendra des finances de l’Etat, des collectivités locales ou des hôpitaux. Dur, dur….

C’est pour cela que, personnellement, je regrette qu’en parallèle, le président n’ait pas engagé un début de politique de l’offre en terme économique ou de logement, budget premier des français. Peut-être attend-t-il les conclusions de la commission Attali en la matière.

 

La croissance ne se décrète pas. On peut la favoriser, mais c’est toujours du moyen ou long terme. La distribution du pouvoir d’achat vient ensuite…. Mais ça urge, Monsieur le Président !!

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