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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 15:36

Au lendemain de ce 1er tour, je comprends votre déception après le score de F. Bayrou réalisé en 2007 à l'issue d'une campagne à laquelle j'avais participé.

Il ne sert à rien de ressasser les choix faits depuis dans la famille centriste et son éparpillement depuis 2002.

Aujourd'hui votre choix engage l'avenir de la France mais aussi celui de la famille centriste. Le scrutin du 1er tour aura des conséquences sur la recomposition politique dans notre pays quel que soit le vainqueur du second tour.

Au-delà des réponses qui lui seront apportées par les candidats restant en lisse sur leur vision de la France, F. Bayrou peut encore jouer un rôle primordial dans cette recomposition. Mais dans cette optique, il n'a qu'un chemin possible.

Vous le savez, il n'y a pas d'espace à gauche pour vous. F. Hollande a plus besoin de Jean-Luc Mélanchon avec ses thèses anti-européennes, son laxisme sur les dépenses publiques et des Verts pour soutenir son gouvernement. Le PS a plus besoin du Front de Gauche et des Verts que de vous pour les futures élections législatives mais aussi locales.

Pour que vos idées soient respectées et que vous participiez au rassemblement de la famille européenne, humaniste, libérale et sociale, je vous appelle à  voter pour N. Sarkozy au 2ème tour.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 15:28

En cette période d'élection, j'ai décide de reprendre un peu de service et de vous livrer mes réflexions surtout après le 1er des élections présidentielles qui a vu la gauche faire un très bon score, un président en difficulté et une montée du FN..

 

Entre les tours , une nouvelle camapgne commence et je me devais de ne pas rester insensible à ces évènements.

 

A nouveau bonne lecture 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 21:06

isoloir électionsTous les commentateurs vous ont déjà expliqué en long en large et en travers les conséquences qu’il fallait tirer de ce scrutin. Essayons de ne pas être langue de bois.

 

Il y trois gagnants à l’issue de ces élections : les abstentionnistes, la gauche et le Front National et un perdant la majorité présidentielle et l’exécutif.

 


Les abstentionnistes d’abord
. Je crois que c’est un mélange de votes protestataires, d’incompréhension sur le rôle de la région et d’un manque d’offre au centre.

 

Ce vote protestataire implique toute la classe politique et le sentiment que d’aller voter à l’occasion des régionales ne change rien aux difficultés et à la vie quotidienne. Vote protestataire aussi d’électeurs de la majorité, impatients de ne pas voir arriver des résultats issus des réformes plombées par la crise, d’une ouverture à gauche mal perçue ou sur la façon dont le Président exerce sa fonction.

 

La méconnaissance du  rôle des régions a énormément joué d’autant que c’est la première fois qu’elles ont eu lieu sans être couplées aux cantonales. Et d’ailleurs qui connaît son président de région à part quelques « vedettes » ou un conseiller régional qui représente son département ? Bon, on sait parfois au détour d’un aménagement d’une route ou lors de la construction d’un nouvel équipement que la région y participe. Mais quid de son rôle dans les transports, dans le développement économique, de la formation professionnelle, des lycées ? Et puis entre les communes, les intercommunalités, les départements, les pays, les régions, l’Etat, l’Europe qui fait quoi ?..Et pourtant, c’est de la vie quotidienne dont il s’agit. Il est donc temps que la loi sur la simplification du rôle des collectivités arrive avec des élus plus représentatifs et reconnaissables.

 

Enfin, bon nombre d’électeurs du centre n’ont pas trouvé l’offre qui leur convenait. Ni le Modem de Bayrou avec sa dérive à gauche, ni le Nouveau Centre pas assez visible au sein des listes d’union de la majorité. Beaucoup d’électeurs du  centre et le centre doit se sont trouvés orphelins. Cela  est évident depuis que Bayrou a tué l’UDF pour une aventure personnelle. Il est donc urgent de reconstruire er de réunir la famille centriste. D’ailleurs, je suis persuadé que la majorité a tout à y gagner.

 

Deuxième gagnant électoral, la gauche même si son rêve de grand chelem s’est heurté à la « résistance » alsacienne. Plus par rejet de la politique nationale que par adhésion à un projet politique. En insistant sur le rôle de contre-pouvoir des régions par rapport à l’Etat, certains français ont  le sentiment que les régions les protègeraient d’un point de vue social ce qui est totalement faux car les régions n’en ont ni les compétences ni les moyens financiers. Et puis, pour la première fois depuis longtemps, la gauche et notamment le PS a donné l’illusion de l’unité et donc d’un espoir pour 2012. Comment le leur reprocher.

 

Troisième gagnant le Front National. Avec des scores de 16 à 24% dans les régions où il a pu se maintenir, il s’avère être une sacré épine sous les pieds de la majorité. Manifestement les électeurs qui l’avaient quitté en 2007 sont revenus au bercail et çela va être dur de les en faire ressortir. Fait exceptionnel, il a amélioré son score entre les deux tours. Outre ses électeurs traditionnels, il a fait œuvre de déversoir d’une partie de la droite républicaine qui est exaspérée par l’ouverture à gauche, l’insécurité et la difficulté par les «  petites gens » à vivre la crise. Dans ces moments difficiles, le populisme fonctionne hélas toujours merveilleusement et c’est un message clair pour nos élites de droite et de gauche bien installés douillettement. La xénophobie et l’immigration ne sont plus les seules raisons et c’est pour cela que je crois que le débat sur l’identité nationale n’est pas la cause de cette remontée. Trop facile et trop rassurante  comme explication.

 

La majorité présidentielle a pris une belle claque. On y trouve les raisons que j’ai exposées sur les gagnants. On peut y ajouter le fait que les commentaires de l’UMP au soir du 1er tour a été surréaliste : circulez, il n’y a rien à voir, tout va bien. Et bien  nous avons vu et je ne m’étendrais pas plus.

 

Et maintenant, le message a-t-il été entendu ? .A travers l’ajustement gouvernemental qui vient de s’opérer, l’UMP a parlé à l’UMP à la veille d’une réunion des députés qui s’annonçait périlleuse pour le gouvernement. Est-ce que l’ouverture vers les chiraquiens/villepinistes suffira à calmer la fronde. Rien n’est moins sûr et les députés ne manqueront pas de faire remonter les reproches de leur électorat que seuls des actes concrets pourront calmer. Je pense à la taxe carbone, à une loi sur la burka, à la sécurité, au respect des valeurs républicaines ou à l’abandon de la nomination envisagée  d’un socialiste pour la Halde par exemple.

 

De l’autre côté de la majorité présidentielle, la recomposition de la famille centriste devient une priorité dont le Congrès de Tours du Nouveau Centre doit être l’élément déclencheur :

- meilleure visibilité du centre, ce qui signifie émancipation claire par rapport à l’UMP en s’appuyant sur ses valeurs d’humanisme, de liberté, de responsabilité et  son engagement européen. J’ajouterai à titre personnel, les valeurs républicaines qui ne sont pas le monopole de la droite classique.

- rassemblement de la famille centriste aujourd’hui morcelée et dont les électeurs traditionnels ex-UDF sont aujourd’hui orphelins  Il ne s’agit pas à ce sujet d’être nostalgique de l’UDF, mais simplement être fidèle à ses fondamentaux adaptés à notre époque et à l’évolution de la société.

La tentative du parti unique enclenchée par Chirac en 2002 puis reprise par Nicolas Sarkozy a montré ses limites. Et puis une majorité qui marche sur ses deux jambes traditionnelles c’est plus sécurisant et c’est lui rendre service.

 

A gauche, le PS a eu raison de ne pas trop fanfaronner au soir de l’élection et d’être prudent sur l’avenir. Il a mangé son pain blance pour ces élections et le plus délicat reste  à venir avec l’horizon 2012 qui est déjà présent dans tous les esprits. En premier avec les primaires où les rivalités de personnes vont refaire rapidement surface avec des oppositions au sein du parti qui viendront aussi des régions, fortes de leurs succès , Ségolène Royal en tête. Ensuite les idées et le programme depuis le temps que l’on en parle et être clair sur les choix. Enfin, préparer une alliance éventuelle avec Europe-Ecologie ou les Verts sur le programme final de gouvernance. La difficulté ne sera pas moindre.

 

En effet, la mouvance écologique est, elle aussi, à un tournant. Soit elle s’organise pour accueillir toutes les nébuleuses comme le souhaite Daniel COHN-BENDIT et définit sa nouvelle conception de l’écologie politique, soit elle reste dans le statut quo. Douloureux choix car dans le premier cas,  cela signifie que le parti des Verts de Cécile DUFLOT renonce à son autonomie et à sa propre conception plutôt sectaire et dogmatique de  l’écologie. Pour Dany, ce n’est pas gagné !!

 

Mais finalement, n’est-ce pas plutôt le fait que la France sera sortie ou non de la crise économique et sociale en 2012 qui balaiera toutes les stratégies savamment élaborées par les partis ?

 

La politique est décidemment une chose bien ingrate qui incite à la modestie.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 23:51

carteidf350.jpgS’il fallait encore des arguments pour ne pas reconduire Jean-Paul HUCHON à la présidence de la région Ile de France, les tractations entre le PS et Les Verts de Cécile DUFLOT en donnent l’occasion.

La situation n’est pas la même qu’en 2004 où le PS pesait plus par rapport aux Verts. J’utilise le terme de Verts car le label Europe-Ecologie est une vaste entourloupe pour ces élections régionales  afin de capitaliser sur le succès de ce label lors des élections européennes. Dans beaucoup de régions, ce sont des dogmatiques Verts qui se présentent. Et en Ile de France nous avons la crème des crèmes avec Cécile DUFLOT, de même qu’en Seine et Marne avec Jean-Marc BRULE l’apparatchick  Vert et Maire de Cesson.

Les tractations PS/Verts ont abouti à un résultat catastrophique pour l’Ile de France si Jean-Paul HUCHON était reconduit.

C'est JM Brûlé qui doit prendre le développement économique.. Quand on connaît les théories des Verts sur la décroissance, nous ne sommes  pas prêt d'avoir une région compétitive par rapport aux grandes mégalopoles mondiales. L’implantation des entreprises mais aussi  l’emploi et indirectemnt l'adaptation de la formation professionnelle aux métiers de demain si importante pour les jeunes, risquent d'en  subir les conséquence. Pour l’anecdote, c'est le même Brûlé qui a lancé une étude dont le coût a été de 500 000 euros pour la faisabilité d'utiliser des montgolfières ou des dirigeables pour le transport économique. Véridique. Bien sûr l’étude a montré l’infaisabilité du projet.


C'est Cécile Duflot qui veut prendre l'agriculture !!.. Pauvre 77 et autres départements périphériques. La culpabilisation  permanente des agriculteurs par les écolos ne risquent pas de leur remonter le moral et de les aider à traverser une période très difficile pour eux….Bientôt le Larzac en IDF ?

Enfin le clou de l’imposture. Les Verts réclament la vice-présidence pour les transports. Au revoir le grand huit du grand Paris et l’amélioration des transports de banlieue à banlieue qui pouvait être complété par l’utilisation des interconnexions TGV pour  la Seine et Marne. Adieu le développement de la voiture électrique car la voiture, quelle qu’elle soit est l’image de l’individualisme et donc rejeté par la vision sociétale collectiviste des Verts. Bonjour la continuité des galères routières dans la grande banlieue.

Dernière anecdote pour la Seine et Marne. Au 1er tour, ce sont deux femmes qui menaient les listes socialistes et Verts. Initiative louable pour la parité. Hélas, après avoir bien servi , toutes deux ont été écartées pour mener la liste « d’union de la gauche » au profit de Jean-Marc Brûlé. Bon, il faut dire que c’est lui qui menait les négociations pour les Verts avec le PS. On est jamais si bien servir que par soi même.

Beaucoup d’autres régions font apparaître la même imposture des accords PS/Verts.. En PACA avec la remise en cause d’ITER, projet sur l’énergie thermonucléaire non polluante, projet qui associera des chercheurs français,  européens et mondiaux. En Aquitaine, le PS veut une ligne TGV entre Bordeaux et la frontière espagnole. Les Verts n’en veulent pas. Qui va gagner ?.. Et on pourrait multiplier ainsi les exemples dans chaque région.

Face à ce denni de démocratie, dénoncé par Daniel COHN-BENDIT lui-même, nous présentons une équipe unie menée par Valérie PECRESSE avec un projet cohérent qui n'ont pas variés entre les deux tours.

Pour dimanche il faut convaincre les français de l’importance des régionales pour leur vie quotidienne et dénoncer l’imposture de « l’union «  rose, vert et rouge. Il nous reste deux jours pour cela.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 20:15

En renonçant à la présidence de l'Etablissement Public de la Défense, Jean Sarkozy a pris une sage décision.

J'avais exprimé ce souhait dans un article précédent, tant cette candidature n'était pas tenable dans le contexte actuelle. Je persiste à croire que ce fût une erreur politique. J'espère qu'elle n'aura pas trop de conséquences pour la majorité présidentielle.

En contrepartie, par ce retrait, par ses explications dans sa bonne prestation sur le plateau de FR2, Jean Sarkozy a démontré, malgré son jeune âge, une certaine maturité politique responsable et sa capacité à devenir une personnalité politique de premier plan, que son père soit  ou non Président.

Par ailleurs, je reste attéré par la mauvaise foi, les amalgames et les mauvais procès qui lui ont été fait par la gauche. A défaut de programme et de propositions pour les français, dénigrons, dénigrons, il en restera toujours quelquechose.

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 16:01

Seriez-vous devenu insensible au ressenti des Français et particulièrement à votre électorat, vous qui aviez si bien  précédé leurs attentes en 2007 ? En cette période difficile pour eux à cause de la crise économique, leur perception des évènements en est exacerbée.

De ce fait ils réagissent humainement et simplement sans en approfondir les données réelles mais en privilégiant leur côté symbolique.
Et même si ceux-ci sont de moindre importance en comparaison des enjeux nationaux et internationaux que doit affronter la France, les français y sont plus sensibles que vous ne pouvez l’imaginer car ils touchent à l’effort, à l’ascenseur social.

 

Pour avoir fait partie en son temps du Conseil d’Administration d’un Etablissement Public (EPAMARNE à Marne_la-Vallée) comme représentant de la Région Ile de France, je connais parfaitement les attributions d’un Président : poste éminemment politique, de contacts, de représentation et de promotion alors que l’opérationnel est confié au Directeur Général nommé par l’Etat. C’est la raison pour laquelle la Présidence est allouée à un élu et je ne doute pas que votre fils soit capable, en étant épaulé, d’occuper ce poste.

 

Si je suis à même de le comprendre, c’est parce que je connais ces domaines ce qui n’est pas le cas de la majorité des français pour qui ces organismes apparaissent comme nébuleux et donc ouvert à la suspicion des privilèges. Aussi, alors que vous tenez en parallèle un excellent discours sur la réforme du lycée en vous appuyant sur le mérite et l’effort, beaucoup de français sont dubitatifs voire choqués par le processus d’élection de votre fils Jean à la tête de l’EPAD et considèrent cela comme un passe-droit.

 

Ce jour, dans le Figaro, vous dîtes que c’est vous que l’on vise à travers votre fils. De  la part de l’opposition, c’est évident et je dirais de "bonne guerre ", mais pas de la part de votre électorat. Dans la situation actuelle où beaucoup rencontrent pour eux-mêmes ou un proche des difficultés d’emploi malgré les diplômes acquis, ils ne sont pas à même de faire la distinction sur les critères utiles pour occuper la présidence d’un EPA. Dès lors tous les amalgames fleurissent entre compétences et diplômes ou entre parcours électif et nomination.

 

Cet épisode survient dans la continuité d’autres affaires qui ont touché à la justice ou à la morale ou de décisions économiques parfois mal acceptées. Je n’y reviendrais pas, vous les connaissez et vous vous en êtes expliqué fort justement dans votre interview du Figaro.

 

Monsieur le Président, depuis plus de deux ans, je salue globalement votre action réformatrice mais difficile à l’intérieur et celle que je considère comme remarquable à l’extérieur. Il serait dommageable qu’elles soient ternies par des situations qui, même si elles sont mineures, n’en sont pas moins symboliques et peuvent vous couper des français qui vous ont élu. Comme disait François Mitterrand, «  il faut savoir laisser du temps au temps ». Je ne sais ce que votre fils et vous-même déciderez, et je ne doute pas que vous assumerez la responsabilité de votre décision.

 

Je vous ai connu et apprécié à l’Assemblée Nationale en ayant passé quelques nuits lors des discutions budgétaires alors que vous étiez Ministre du Budget dans le gouvernement d’Edouard Balladur.

Aujourd’hui, toujours passionné par la vie publique et l’avenir de mon pays, c’est parce que je ne suis plus débordé  par le "quotidien politique" que je me suis permis simplement d’attirer votre attention sur les doutes et les inquiétudes de votre électorat.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 12:32

Ce sont les manifestations traditionnelles qui marquent la rentrée politique et se prolongent jusqu’à la Fête de l’Humanité  mi université mi festival des Grandes Charrues.... Elles ont toujours intéressantes car bien souvent elles sont une projection des évènements politiques qui se dérouleront dans l'année ..
Chronologiquement, que peut-on en retenir ?



 





Les Verts
ont tirés les premiers. Tout auréolés de leur score des européennes, ils étaient sur leur petit nuage, rêvant de faire payer cher lors des prochaines régionales les humiliations du PS subies lors des dernières années. En ce sens, ils ont trouvé sans drame un leader, ce qui est un exploit dans cette formation: Cécile DUFLOT. Exit donc la vieille garde comme MAMERE et autre COCHET, seul Daniel COHN-BENDIT  reste un "prophète" écouté. Et je crois qu’ils ont raison de l’écouter quand il leur rafraîchit un peu la tête, car chez les Verts les vieux démons (politiques) ne sont jamais bien loin. Pour l’instant, de par l’actualité, ils ont le vent en poupe… Qu’ils en profitent, c’est de bonne politique…

 

 




Le Nouveau Centre, c’est l’UDF d’aujourd’hui


Le Nouveau Centre
d Hervé MORIN a pris la relève la semaine suivante. Pas de chance pour lui, le PS avec ses turpitudes internes se réunissait le même week-end. La presse a donc pratiquement occulté ce rendez-vous. Et puis comme il n’y a pas de conflit majeur au sein de la majorité présidentielle ni d’odeur de sang au sein du parti…

Pour autant, le NC souffre d’un déficit de notoriété certain. Pas facile avec Sarkozy de trouver un équilibre entre indépendance d’action et solidarité gouvernementale. Pas facile non plus pour un parti qui a à peine deux ans de choisir entre volonté de se compter lors des élections et prendre le risque de faire exploser le parti par manque de résultat. La patience a donc été demandée aux militants avec comme objectif principal, les présidentielles de 2012. L’ont-ils accepté ? Pas sûr, et les semaines qui viennent le diront. En attendant, Hervé MORIN a décidé de sillonner la France pour écouter et parler aux français.

Politiquement, le NC s’est félicité de la clarification du Modem sur ses alliances à gauche. Le slogan du Nouveau Centre à son université «  L’UDF d’aujourd’hui, c’est nous »  atteste d’une désir de se réapproprier le sigle à la fois politiquement et juridiquement. Quand à la réunification de la famille centriste, la route me parait encore bien longue pour faire tomber certains égos.


 


Le Parti Socialiste
a commencé son université la peur au ventre : « Allait-il chassé les démons du Congrès de Reims ? ». Il en est sorti rassuré…momentanément. Même si le duo "réconcilié" Martine AUBRY /Ségolène ROYAL ne fait guère illusion, le calme a régné durant un week-end  à la Rochelle, ce qui a suffit au bonheur des militants. Pour autant, le parti s’est contenté de s’occuper, une fois encore,  de lui et non des problèmes de la France et des français. En dehors des critiques habituelles contre le Président et le gouvernement, il faudra encore attendre pour obtenir une trace de programme alternatif à celui de l’exécutif.

Reste donc, la cuisine interne (ce qui intéressent les médias) et des décisions qui ouvrent plus de questions que des solutions.

Des primaires vont être ouvertes aux adhérents et sympathisants socialistes pour choisir leur candidat à la présidentielle de 2012. L’idée marque une vraie rupture avec les habitudes du parti. Reste à en définir les modalités et chacun s’accorde à dire que " le diable se cache souvent dans les détails ".

La question des alliances n’est toujours pas tranchée entre les partisans d’un rapprochement immédiat avec le Modem de BAYROU et l’alliance d’abord à gauche traditionnelle. Le fait que Vincent PEILLON ait réuni sur une même estrade Modem, PC et Verts a plutôt semé le trouble et suscité de la méfiance au sein de la direction du PS. Depuis, les évènements se sont précipités mais peu clarifiés. Nous en reparlerons. En conclusion, pour le PS, rien n’est tranché.

 



A l’UMP
, rien de nouveau. Comme d’habitude, tout semblait tourner comme une machine bien huilée. Union, solidarité gouvernementale, bref le train-train quotidien. Pourtant, les couacs s’étaient multipliés les jours auparavant notamment sur  la taxe carbone, chacun allant de son opinion et de ses commentaires. Le Président a sifflé une fois de plus la fin de la partie en reprenant le dossier et par le recadrage du Premier Ministre  à propos du niveau de celle-ci. Le parti a marqué sa solidarité avec le Premier Ministre et c’est bien.

Enfin, soucieux de ne pas être oublié par ses collègues et surtout par la presse, Jean-François COPPE s’est rappelé à leur bon souvenir en se faisant applaudir lors d’une entrée remarquée en plein discours de Jean-Louis BORLOO. Anecdote savoureuse, chacun fait sa rentrée comme il peut, mais qui sous-entend malgré une " rivalité " groupe UMP au parlement avec l’exécutif.


 

Au Modem, les militants attendaient avec impatience les clarifications de François BAYROU sur la future stratégie électorale de leur mouvement suite à la main tendue par Marielle de SARNEZ à la gauche mais aussi sur la démocratisation interne du mouvement suite au sérieux revers électoral des européennes. Car là aussi, point de propositions. Seules les diatribes habituelles sur la confiscation du pouvoir par le "système " présidentiel et les dossiers de cuisine interne étaient à l’ordre du jour. François BAYROU jouait gros mais en bon orateur il a réussi à faire illusion sans rien trancher sur les alliances et en laissant quelques miettes sur la démocratisation du parti. L’objectif 2012 reste sa priorité même si son potentiel de réussite diminue chaque jour un peu plus. Les régionales seront aussi pour lui une date incontournable quand au choix des alliances (qui sera évidemment avec le PS et la gauche) s’il veut avoir des élus et le score de ses listes autonomes au 1er tour sera une des clés de l’avenir de son mouvement.


 

Et à gauche de la gauche ?.. Elle s’est retrouvée lors de la Fête de l’Humanité. Succès certain par la fréquentation même si on se demande toujours si les gens se déplacent pour des convictions ou pour assister à l'un des spectacles de qualité et gratuits. Les deux probablement.

« L’union est un combat » a-t-on souvent l’habitude de dire. C’est encore plus vrai dans cette parti de l’échiquier politique. Regrouper des groupuscules plus ou moins " révolutionnaires " n’a jamais fonctionné historiquement, chacun étant jaloux de ses convictions et de son indépendance. Ils sont unis " contre " le système, mais divergent sur les solutions pour y remédier et cela risque de continuer. Au niveau des idées, rien de neuf. On a entendu les mêmes litanies éloignées des réalités économiques et sociales. Toujours méfiants vis-à-vis du PS et de ses dérives " droitières " lorsqu’il est au pouvoir, ils ont carrément dit NON à des discussions et donc à une alliance de la gauche avec le Modem de BAYROU. A bon entendeur…

Quant à leur culture de la démocratie, on constate une fois de plus qu’elle trouve vite ses limites vu l’accueil réservé à Frédéric MITTERRAND ou Eric WOERTH alors qu’ils étaient invités. Curieuse conception de l’hospitalité.

 

Les régionales vont avoir lieu dans 6 mois. Même si c’est pour le moment un sujet inintéressant pour les français confrontés aux difficultés quotidiennes et à la crise économique, nul doute qu’elles rythmeront le calendrier politique  et la vie des états majors des partis.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 13:11

Les socialistes, après leur déroute des européennes,  et la gauche en général, ne semblent pas avoir tirer les leçons du scrutin.

Soumis à la pression de ses partenaires de gauche sur leur participation au Congrès de Versailles, les socialistes ont décidé une position mi-chèvre mi-choux. Ils participeront mais se tairont en prétextant que le temps de parole de 10 minutes (comme à tous les partis) qui leur est octroyer est trop faible.

 

Argument ridicule. Pour un tel évènement solennel, quand on a des choses importantes à dire, 10 minutes suffisent largement, d’autant qu’il fera l’objet d’une couverture médiatique importante. Mais sur le fond, il faut plutôt croire que pour  un PS n’ayant rien à dire et ne pouvant faire des propositions crédibles sur la politique de la France qu’elle soit intérieure ou extérieure, 10 minutes c’était encore trop !

 

Je crois également, que le Parti Socialiste n’a toujours pas intégré dans « son logiciel », les institutions de la Vème République et encore moins le quinquennat.

Je l’ai déjà dit sur ce blog, de mon point de vue, c’est la raison pour laquelle (en dehors de Mitterrand) la gauche perd systématiquement les élections présidentielles. Leur culture reste très attachées au régime parlementaire pur et ne peuvent donc supporter nos institutions et encore moins un Président de la République plus présent que ces prédécesseurs.

 

Le PC, lui est égal à lui-même enfermé dans ses dogmes. Quant aux Verts, le retour de Daniel Cohn-Bendit vers le parlement européen fait qu’ils reprennent leurs attitudes stériles et négatives à l’image du trublion Noël Mamère. Cela leur promet des lendemains qui déchantent s’ils persistent dans cette voie.

 

Que l’on soit dans la majorité ou l’opposition, les orientations que le Président de la République présentera pour la France lors du Congrès de Versailles sera un moment important et solennel. De mon point de vue, c’est aussi marquer un profond respect de l’exécutif vis à vis du Parlement.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 21:17

Et maintenant ? Face aux résultats de ce 7 juin, les regards se portent vers l'avenir avec à la clé, beaucoup de questions. Tout d’abord, y a-t-il un nouveau paysage politique ? Ensuite, qu’impliquent ces résultats pour les partis ?



Les élections européennes ont-elles dessiné un nouveau paysage politique ?

Oui et non ou plutôt pas encore. Il faut se méfier des extrapolations d’une élection sur celles à venir et c’est encore plus vrai à propos des européennes.
Comme je le disais précédemment : élection intermédiaire à un tour, à la proportionnelle, sans risque national et surtout un abstention record. Les français savent exactement comment faire passer des messages à travers ce genre d’élections.
De mon point de vue :

- vers la majorité des partis, c’est: attention, l’Europe on aime bien, mais on ne comprend pas vraiment comment les diverses structures fonctionnent et à quoi servent nos élus et donc l’Assemblée Européenne. Et que peut faire l’Europe pour résoudre nos difficultés quotidiennes ?

- vers la majorité présidentielle : on a apprécié la Présidence française mais pour autant on ne vous a pas donné un blanc seing pour les questions intérieures

- vers les Verts : on supporte votre combat en Europe pour l’Ecologie car nous sommes inquiets et on compte sur vous pour être un aiguillon en ce domaine. Pour autant, ne vous imaginez pas que…

- vers le Parti Socialiste : on en a « ras le bol » de vos divisions et de votre absence de projets. Quand allez-vous comprendre ?

- vers le Modem : Bayrou s’est trompé d’élection et l’anti-sarkozysme primaire n’est pas un programme

 

Dès lors, comment peuvent réagir les divers protagonistes ?

 

D'abord, que fera Nicolas Sarkozy de son succès incontestable?
Sur les idées, je pense qu’il a reçu le message écologique des Français 5 sur 5. Déjà, lors de son déplacement en Savoie de ce mardi, il a donné le ton. Il pourra d’ailleurs s’appuyer sur ce succès pour que la France puisse être moteur lors des prochains sommets européens.

Sur le plan intérieur, outre ce message, la débâcle de ses principaux opposants lui donne une grande marge de manœuvre pour la constitution de son gouvernement. Nul doute que l’ouverture « écologique » soit à l’œuvre avec une probable victime co-latérale: Claude Allègre.

Il sait aussi que 29 % est une bonne nouvelle pour la majorité présidentielle, mais que l'addition des oppositions reste forte et qu’il doit construire une majorité de second tour en vue de 2012.

 

Pour cela, il a demandé aux leaders de la majorité UMP/NC de la jouer modeste.
Face à elle, il n'y a plus que ruine et désolation. Pour autant, il lui faudra d’une part préserver les ouvertures chères au Président et d’autre part défendre fortement son programme notamment de faire entrer plus de politique au Parlement Européen. Ce n’est pas gagner d’avance tant le principe du compromis a toujours été la règle jusqu’ à ce jour au sein de cette Assemblée. En tant que vainqueur de ces élections, la majorité aura aussi comme devoir impératif de réconcilier les français avec les instances européennes en faisant plus d’information et de communication.


En annexe, le Nouveau Centre d’Hervé Morin, compte tenu du faible résultat du Modem a une opportunité de recueillir nombre de centristes égarés de l’ex-UDF qui sont encore restés fidèles à François Bayrou. Les élections régionales peuvent lui en donner l’occasion pour peu qu’il se donne les moyens de saisir sa chance et ne pas rester dans l’ombre de l’UMP.


Le Parti socialiste a pris une claque d'une ampleur stupéfiante, qui devrait entraîner des remises en cause de sa ligne et de son mode de management. Martine Aubry semble survivre à ce désastre mais les premières décisions de son Conseil National laisse pantois tant elles ne semblent pas répondre à l’urgence.

Pour la direction du PS, il est urgent d’attendre et elle s’est donnée 6 mois pour reconstruire. Seules mesures concrètes : la nomination à l’Internationale socialiste de Ségolène Royal et la probabilité de la constitution d’un Comité des  sages (les fameux éléphants principalement). Bigre !! Quelle audace !! Déjà, les « quadras » ruent dans les brancards. Dans 6 mois, nous serons à 3 mois des élections régionales où le PS, dirigeant actuellement 21 régions sur 22 a tout à perdre. Cela réveillera-t-il les barons locaux du PS qui ne se sentent plus guère concernés par leur parti au niveau national  et qui ont été dès plus discrets dans cette campagne ? L’instinct de survie jouera probablement mais ne sera-t-il pas trop tard ?

La Bérézina est telle que la responsabilité ne peut être que collective. Les Français ont fait payer aux candidats roses le congrès de Reims et la suite, rue de Solférino, s'annonce noire, pour de longs mois au moins.

Côté Modem, c'est encore pire. François Bayrou s’est trompé de campagne.
Trop axée sur sa personne en vue et espérant faire de ces élections un tremplin pour les élections présidentielles de 2012. Il a beau renaître de ses cendres après chaque échec, cette fois-ci, cela va être très dur. Sa seule porte de sortie sera d'engager un accord avec le PS et les écologistes en vue des régionales, bref choisir enfin un côté de l’échiquier politique. D’être en permanence ni à droite ni à gauche, a ses limites.

Outre des choix stratégiques douloureux, il va devoir lâcher du lest dans sa gestion autocratique du Modem. En son sein, l’opposition Corinne Lepage, Jean-Luc Benhamias et Jean-François Kahn face au couple Bayrou/De Sarnez ne va pas être de tout repos dans la conduite du mouvement. En bon politique, dans l’immédiat, François Bayrou a fait son autocritique pour calmer les velléités et assuré qu’il changera de mode de fonctionnement. Le connaissant un peu pour l’avoir suivi au sein de l’UDF, je doute fort que, sur le fond, il puisse changer. Mais bon, faisons lui crédit.

En attendant, pour toutes ces raisons, ses derniers partisans risquent en outre de s'égailler dans la nature et il va devoir remiser, pour un temps en tout cas, ses ambitions présidentielles au vestiaire.

Que feront les Verts de leur victoire ?
Daniel Cohn-Bendit a redit dimanche soir son désintérêt pour la présidentielle française. Mais il a dessiné l'alliance qui devrait, selon lui, prévaloir en France comme à Strasbourg: PS-Verts-Modem. Leur score spectaculaire leur permettra les plus grandes exigences contrairement au Modem qui y laissera encore des plumes. Quoi qu'il arrive, ils pèseront  aussi  sur les programmes des uns et des autres : l'environnement sera sûrement au coeur des prochaines batailles. Nicolas Sarkozy l'a déjà compris. De plus, une campagne nationale ou locale n’aura pas le même sens pour les Français, et les Verts en ce sens, risquent d’aller au devant de cruelles désillusions électorales s’ils ne capitalisent pas dans l’immédiat cet indéniable succès.

 

Pour le reste des partis en lisse, il est noté le bon score de la Nouvelle Gauche de Jean-Luc  Mélenchon. Elle aura eu le mérite de devancer le NPA d’Olivier Besancenot, grand perdant dans cette zone de l’échiquier politique. Quant au FN, il ne se résume plus qu’à la famille Le Pen.

 

Pour conclure, même s’il a eu une forte abstention, il est quand même rassurant pour un européen convaincu comme moi, de voir que les quatre  mouvements arrivés en tête de ce scrutin sont pro-européens.

 

Les mois qui viennent vont être très mouvementés à gauche et au Modem. Quant à la majorité, elle risque de vite retomber de son petit nuage pour répondre à la crise toujours présente et aux attentes des français.

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