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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 18:56

Notre libre arbitre se réduit comme peau de chagrin.

 

 La dernière polémique à propos des crèches ou l’interdiction des feux de cheminées en Ile de France à cause d’un principe de précaution poussé à l’extrême, mais on pourrait multiplier les exemples, ne sont que les conséquences d’un environnement politique qui cèdent aux minorités faute de courage politique.

 


Les interdictions pleuvent, restreignant notre indépendance, nos choix, étouffant ainsi nos traditions, éteignant notre culture, limitant notre Liberté.

Les décisions sont prises en faveur des minorités et non  plus au nom de la majorité, ce qui revient à dire que de nos jours l'intérêt particulier ou corporatiste prime sur l’intérêt général, ce qui repousse notre Égalité.

Nous sommes assujettis aux opinions, aux idéologies transformées en préceptes, de partis, d’associations sectaires et nombrilistes qui prennent leurs « valeurs » morales pour Évangile et se donnent ainsi bonne conscience en imposant leur façon de penser et en volant les biens des autres, déboulonnant notre Fraternité.

Ce n’est pas cette France que j’aime.

 

La France que j’aime est celle où l’on oublie  pas ses racines et son histoire, c’est celle où ceux qui viennent y vivre la respectent en contrepartie des droits qu’elle leur donne. C’est la France où l’on ne confond pas tradition et atteinte à la laïcité, c’est celle qui refuse le sectarisme voire l'obscurantisme, c’est celle où la responsabilité individuelle est un indispensable complément de la responsabilité collective. C’est enfin celle où le respect de certaines valeurs traditionnelles tout en évoluant avec la société, ne sont pas mises à mal au nom d’une idéologie pseudo progressiste.

 

OUI, il est tant de se révolter..

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 17:18

isoloir-elections.jpgLa rivalité UMP/PS dérape entraînant hélas la classe politique dans son ensemble qui ne sortira pas grandie de ces élections. Et la situation économique n’y est pour rien pour une fois. A vouloir confronter les personnes plutôt que les idées, on tombe inévitablement dans l’excès, la caricature et malheureusement le ridicule.

 

Les sagas politiques dans les régions Ile de France et Languedoc-Roussillon focalisent les médias toujours plus avides de mettre en exergue « le sensationnel superficiel »  que de s’intéresser au programme des listes.  Déjà que les électeurs ne connaissent pratiquement pas le rôle de la région ni leur président (à part 2 ou 3 têtes d’affiche), il ne faudra pas s’étonner d’un fort taux d’abstention et d’un vote axé en partie sur un jugement lapidaire de la politique nationale.

 

En Ile de France, l’UMP du Val d’Oise risque de plomber encore davantage, avec l’affaire Ali Soumaré, une campagne politiquement difficile.  Ce qu’elle croyait être « un bon coup »  s’avère être une « triste » histoire que le PS va s’empresser de retourner en sa faveur  en toute logique, donnant ainsi  à monsieur Soumaré , qui n’en demandait pas tant, une « virginité »  certaine. L’effet boomerang est en route.

 

Valérie Pécresse a bien du mal à  maîtriser les troupes et certains caciques de l’UMP, la rivalité avec ceux qui ont soutenu la candidature de Roger Karouchi, le président du groupe UMP à la région, restant vive à la laquelle s’ajoute les frustrations du choix des listes.. Le PS somme Valérie Pécresse de s’excuser oubliant un peu vite ses propres attaques personnelles à son encontre et trop heureux de ne pas avoir à défendre la gestion de Jean-Paul HUCHON.

 

Car le PS ne fait pas vraiment ampagne tant le bilan de M. HUCHON est catastrophique.  En préférant polémiquer, on ne parle pas transport, logement, lycées, développement économique, emploi ou formation professionnelle qui sont les compétences de la Région. Oubliées les promesses non tenues de monsieur HUCHON depuis 12 ans dans tous ces domaines. Oubliée la coalition hétéroclite PS, PC, Verts avec leurs dogmes et  leurs rivalités internes qui bloquent l’essor de la première région de France. Oubliée le fait que les impôts de l’Ile de France ont augmenté de 46 % en 6 ans. Et pourtant, l’Ile de France et ses habitants méritent mieux que la politique insipide de M. HUCHON.

 

En Languedoc-Roussillon , heureusement que le ridicule ne tue pas, le PS n’existerait plus.. Faute d’avoir pris les bonnes décisions en sen temps, le cas Frêche qui, lui,  est un vrai multirécidiviste de l’outrance verbale,  est un gros caillou dans la chaussure de Martine Aubry. Alors, comme d’habitude, le PS ménage la chèvre et le chou et ne tranche pas. On exclut temporairement pour mieux les réintégrer au lendemain des élections. Comme attitude hypocrite on ne fait pas mieux.

Mais au fond, n’assistons-nous  pas à la suite de la sourde bataille que se livrent indirectement Martine et Ségolène. Avez-vous remarqué ? Les très « ségolistes » Collomb , Rebsamen, Peillon défendent Georges Frêche au contraire des « aubryistes »  Fabius, Delanoé, Hamon.. La rivalité sera donc savamment entretenue jusqu’au présidentielles de 2012.

 

Je doute fort que la démocratie d’une part et la compréhension de l’importance des régions dont les compétences touchent à la vie quotidienne des français, en soient renforcées.

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:36

Drapeau françaisJe ne me suis pas exprimé sur ce sujet au moment où il a été lancé jusqu’à ce jour. Et pourtant..

 

Pourquoi ne pas réfléchir à ce que je veux dire être français à l’heure de la mondialisation économique, d’internet et des nouvelles technologies.

Pourquoi ne pas réfléchir à ce que veux dire être français à l’heure de l’Union Européenne et à l’évolution des pays émergents

Pourquoi  ne pas réfléchir à ce que veut dire être français quand il y a un milliard de personnes  qui meurent de faim dans le monde plus de 200 ans après la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen.

Pourquoi ne pas réfléchir à ce que veut dire être français pour faire face aux défis de demain : environnement, libertés individuelles, allongement de la vie, montée des intégrismes.

Pourquoi ne pas réfléchir à ce que veut dire être français dans un pays riche de son histoire, de ses valeurs et de ses traditions  mais qui doit faire face à une immigration de cultures différentes de celles, européennes, qu’il avait su intégrer au début du siècle dernier.

Pourquoi ne pas réfléchir à ce que veut dire être français dans une République laïque avec son drapeau et sa langue et dont les symboles sont :Liberté, Egalité, Fraternité.

 

Oui le débat est je crois nécessaire et les Français y sont majoritairement favorables. Mais pouvait-il se dérouler sereinement à la veille des élections régionales. Certainement pas quand on connaît les sujets sensibles qu’il pouvait traiter. Les dérapages et les propos excessifs de part et d’autre de l’échiquier politique n’ont pas manqué et notamment aux extrêmes.

 

Le Président de la République ainsi que le Premier Ministre ont donc eu raison de stopper un débat qu’ils avaient imprudemment lancé dans une mauvaise période et qui se focalisait principalement sur les questions d’immigration.

 

Je souhaite que cette question revienne sereinement comme le Président l’a souhaité début avril. Autant il était inopportun de la traiter durant une période électorale, autant je trouve stupide de se draper dans une posture outragée comme le fait la gauche pour ne pas l’aborder.

 

Un peuple a toujours besoin de faire un retour sur soi pour mieux aller de l’avant et retrouver confiance.

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 21:04

Les élections européennes sont des élections particulières : un seul tour de scrutin, à la proportionnelle sur 8 grandes circonscriptions pour élire des députés au sein d’une assemblée européenne dont jusqu’à ce jour les français ne perçoivent guère la fonction voire l’utilité.

 
Comment dès lors s’étonner du fort taux d’abstention à travers l’Europe et notamment en France. Quand de plus, hormis les listes Europe-Ecologie et UMP/Nouveau Centre, les autres listes en présence ont fait une campagne sans donner la priorité à leur projet européen mais en privilégiant la politique franco-française, il y avait de quoi désintéresser nombre d’électeurs du scrutin.

 

Au niveau des résultats, l’ensemble des observateurs politiques aboutissent aux mêmes conclusions à quelques nuances près : le très bon score de la Majorité Présidentielle, la forte percée inattendue de la liste Europe-Ecologie, la déroute du PS et du Modem, plus spécifiquement de François Bayrou.

 

Je ne m’attarderai pas sur le bon score de la majorité. C’est incontestablement une victoire pour le Président de la République car c’est la première fois qu’un parti majoritaire au pouvoir arrive en tête dans ce genre d’élections. En général, il est sanctionné.

 

La surprise est donc venu de la liste Europe-Ecologie avec Daniel Cohn-Bendit comme leader. Le charisme de « Dany le Rouge » , devenu Vert, n’est plus a démontré mais surtout ses listes ont fait une vraie campagne européenne, même si l’alliance Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové pouvait apparaître comme l'union politique de la carpe et du lapin, L’écologie n’est plus aujourd’hui le monopole des Verts en France. Néanmoins dans une élection sans risques nationaux, les français (de droite comme de gauche) ont envoyé un message clair de leurs inquiétudes sur le sujet que la projection du  film « Home » diffusé à deux jours du scrutin a certainement contribué à conforter  sans en être le déclencheur. A cela s’est ajouté le désarroi de nombre d’électeurs socialistes ou de François Bayrou dans la non compréhension de leurs campagnes respectives. Faute de l’avoir prévu, quand on y réfléchit à posteriori, tous les ingrédients du succès étaient présents.

 

Moins surprenant pour moi, la déroute du PS et l’effondrement du Modem et de Bayrou.

 

Dans les deux cas, la sanction anti-Sarkozy  a été … sanctionnée.

 

Le PS continue sa descente aux enfers depuis avril 2002. Après sa défaite présidentielle en 2007, son Congrès de Reims calamiteux avec l’étalage de ses rivalités internes, le PS paye aujourd’hui « plein pot » son incapacité à se rénover et à dépasser ses divisions. Manuels Vals en déclarant : « Le Parti socialiste parle une langue morte », a bien résumé la situation. Campagne incompréhensible pour ses électeurs : tout  axer sur « l’anti-sarko » au départ, puis essayer de changer de stratégie à 15 jours du scrutin en se basant sur un programme socialiste européen sans consistance et inaudible, le tout avec une pseudo union de façade entre Aubry et Royal qui n’a trompé personne, il n’en fallait pas plus pour une déroute annoncée.

 

Quant à François Bayrou, son égo a dû en prendre un sacré coup. Lui qui se voyait comme le 3ème homme de ces élections, comme le premier opposant au Président de la République avec un score confortable qui lui aurait fait un tremplin pour les présidentielles, il tombe de haut. Là encore, une campagne ne se mène pas sur de l’anti, sur du négatif. De plus, en la personnalisant sur son nom, Bayrou s’est trompé d’élection entrainant le Modem, ses candidats, ses miltants dans sa chute.
Obsédé par les présidentielles, il a voulu « refaire le match » et  a oublié qu’en démocratie, l’on doit respecter chaque type d’élection et ce qu’elle représente Les français en ont « ras-le bol » de ces attitudes politiciennes. Ce qu’ils veulent ce sont des propositions claires en liaison avec chaque élection capables de résoudre leurs problèmes et ceux de leur pays. On ne peut pas non plus avoir une attitude ambiguë en faisant un jour des clins d’œil vers les socialistes puis le lendemain déjeuner avec Dominique de Villepin. Enfin, son altercation avec Daniel Cohn-Bendit lors de l’émission « A vous de juger » sur France 2 a terni indéniablement son image.  Tout cela me conforte dans ma décision d’octobre 2007 quand j’ai décidé de ne pas le suivre dans son aventure personnelle. Il a reconnu ses erreurs le soir des résultats. Dont acte, mais je doute fort qu’il ne change sur le fond. En attendant, quel gachis pour le Modem et ses militants.

 

Malgré le fort taux d’abstention et sans extrapoler sur l’avenir, le paysage politique ne sera plus le même avant et après ces élections. Et maintenant ?

 

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 10:10

L'avancée de la gauche lors des dernières élections locales, régionales, cantonales et municipales, n'expliquent pas à elle seule les bons résultats de gauche aux sénatoriales de ce dimanche.

D'autres facteurs importants entrent en ligne de compte et notamment les dernières réformes en cours et qui touchent les élus locaux: la carte judiciaire, la carte miltaire et l'évolution de la Poste. C'est un signe de mécontentement évident et c'est logique tant les élus locaux ont eu l'habitude de se reposer massivement sur les services de l'Etat plutôt que vers des choix plus équilibrés entre ceux-çi  et la recherche du développement économique dans la gestion de leur collectivité.

De même, la rigueur budgétaire à venir et la crainte du désengagement de l'Etat ainsi que l'annonce des nouvelles réformes de la taxe professionnelle en attendant celle plus générale de la fiscalité locale, de la carte hospitalière, de l'aménagement du territoire et la révision des échelons administratifs, ajoutent à l'angoisse des élus. Pour ceux qui ne sont pas encore touchés à ce jour, se posent la question: le seront-ils demain et que diront-ils à leur électeurs ?

La réponse n'est pas évidente. Certains à gauche ou au Modem en feront un enjeux politique d'opposition plutôt que d'intérêt général même s'ils sont convaicus de la nécessité des réformes. Au sein de la majorité présidentielle même, le choix résidera souvent  entre apparaître comme un support inconditionnel de la politique gouvernementale ou trouver un juste équilibre entre défendre les intérêts locaux et l'intérêt national. Ce sont les aléas de la vie d'élu et ce qu'on appelle "avoir du courage politique".

Il semblerait également que bon nombre d'élus non encartés et que l'on classent dans les "divers droite", supportent de moins en moins l'hégémonie et les pressions locales de l'UMP. En ce sens, l'éclatement du centre n'a pas été une bonne chose.

Le Sénat ne changera pas de majorité dans l'immédiat. L'UMP aura simplement besoin un peu plus de ses alliées pour faire aboutir les projet gouvernementaux et c'est une bonne chose pour la démocratie..

Mais si elle n'y prend garde, le basculement à gauche du Sénat risque de se produire plutôt que prévu.

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 13:58

En cette rentrée politique j'avais envie de faire ce billet d'humeur, car, faute d'opposition crédible, l'équilibre des pouvoirs bat de l'aile et ce n'est jamais très bon pour la démocratie.

A gauche, Besancenot avec le PNA  nous concocte une LCR "canada dry" c'est à dire un mouvement révolutionnaire "présentable" mais qui sur le fond ne change pas et est toujours aussi stérile pour la démocratie et la France... Le PC ne sait plus ce qu'il représente et est obligé de louer son immeuble mythique Place du Colonel Fabien ... Les Verts ont réduit la surface de leur cabine téléphonique.. Le PS se balkanise ( les Balkans, pas Balkany, je précise ) sur fond de guerre des chefs et de petites trahisons pour la succession d'Hollande et la présidentielle de 2012...Les Radicaux de gauche ne sont jamais très loin des Radicaux de droite....Enfin Bayrou prend toujours ses désirs pour la réalité en ayant un oeil sur le PS et un orteil à droite....

Au FN, ça ne survit même plus.. Ils se vendent aux chinois pour éponger les dettes...Et même si le chef vieillissant livrera sa dernière bataille européenne, la guerre de succession a déjà commencé entre la fille et l'idéologue...Big bang à venir...

Alors, l'opposition viendrait-elle plus sérieusement de l'UMP elle-même. Chiraquiens, souverainistes ou ultra-libéraux  n'en finissent pas d'avaler quelques couleuvres bon gré mal gré face au pragmatisme et parfois au revirement du Président. Avec les nouvelles dispositions de la Constitution, les débats parlementaires budgétaires ou sur les réformes à venir s'annoncent sportifs.

Quand au Nouveau Centre, pas encore ou assez structuré, il est trop peu audible pour le moment et parfois pas assez critique notamment sur le budget, la dette et la réduction des dépenses publiques.

J'ai l'intention de m'y investir pour la Seine et Marne et essayer de promouvoir l'esprit et les idéaux de l'ex-UDF: libéral, social et européen...
 dans la convivialité militante.

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 12:57

Comme beaucoup je pense au cours de ces dernières années, je suivais les évènements en Colombie en espérant une issue heureuse pour Ingrid Betancourt. Tout en comprenant le dévouement de sa famille et en approuvant les efforts déployés par l’Etat français, je me suis demandé parfois «  mais pourquoi donc une telle débauche d’énergie ? ». Aujourd’hui, j’ai la réponse : Ingrid Betancourt est une femme d’exception.


Comment ne pas être sensible à ce courage exceptionnel, à cette volonté de survivre malgré l’humiliation et la barbarie des conditions de sa détention. Comment ne pas être sensible à sa foi, à son amour pour sa famille, à son amour pour la France, à sa solidarité intacte envers ses compatriotes restés prisonniers. Oui, Ingrid, vous avez mérité les combats de tous ceux qui ont lutté pour votre liberté.


Cette libération a suscité quelques polémiques.


La première à propos de l’implication de la France et de Nicolas Sarkozy. Une partie de la gauche s’est gaussée du fait que la France n’est pas été impliquée dans l’opération militaire menée par l’armée colombienne et s’est inquiétée d’une hypothétique récupération politique. La meilleure réponse à cette polémique ridicule et dérisoire au regard de l’évènement a été apportée par Ingrid Betancourt elle-même lorsqu’elle a remercié la France toute entière à travers Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et tous les comités de soutien par la pression politique de leurs actions sur le gouvernement colombien  d’Alvaro Uribe.

Seule au final, Ségolène Royal a fait preuve d’indignité et d’absurdité au point que son ami Jack Lang  « a estimé que minimiser le rôle de Nicolas Sarkozy relevait d'une rare mesquinerie et d'un manque d'élégance morale ». Mais on savait depuis longtemps que dans ces domaines, elle fait preuve d’une remarquable constance.


La deuxième est relative aux conditions de sa libération et d’une soi-disant rançon.
Qu'il y ait depuis plusieurs mois, de l'argent versé à certains membres de la guérilla qui se sont reconvertis et pour préparer cette intervention, c'est possible. D'ailleurs, Uribe ne s'est jamais caché de proposer de l'argent pour ceux qui veulent se repentir ou peuvent aider à faire libérer des otages (avec un certain succès d'ailleurs).

Quand à parler de rançon en échange le la libération je crois que c'est ridicule
pour plusieurs raisons:
- 20 millions pour Ingrid Betancourt, 3 américains et 11 colombiens c'est un montant dérisoire
- Ingrid Betancourt à elle toute seule était inestimable poliquement et donc financièrement. De plus, grâce à elle, les FARC avait un moyen de pression et d’écoute vis à vis d'Uribe et du monde
- la libération de ces personnes représente une perte bien plus importante que cette somme, militairement et politiquement pour le futur. Je ne vois donc pas les dirigeants des FARC accepter ce genre de transaction qui est contraire à leur intérêt...

 

Mais au final, peu m'importe, le résultat est là et c'est le principal. C'est la victoire de la liberté sur l'obscurantisme, c’est la victoire de la liberté sur une guérilla où l’idéologie marxiste d’un autre temps fait bon ménage avec les narco trafiquants.

 

Je ne sais si on en fait trop sur cette libération. Au fond, Je ne crois pas car Ingrid Betancourt représente un symbole: celui de la dignité humaine face à la barbarie idéologique.

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 16:48

En annexe des réformes des institutions, la Commission Balladur propose d’inclure une dose de proportionnelle aux législatives et d’interdire le cumul d’un mandat de député avec celui d’un exécutif local. Et comme d’habitude les bonnes vieilles raisons éculées  ressurgissent en provenance des deux partis majoritaires. Pour la dose de proportionnelle, l'UMP avance que cela remettrait en cause la stabilité parlementaire ou gouvernementale ( le PS quand il était au pouvoir n'en pensait pas moins ) et pour le cumul des mandats, on couperait les députés de la réalité du terrain… SORNETTES !!! .


En quoi attribuer 30 voir 50 députés aux partis pas ou peu représentés remettrait en cause la stabilité de gestion gouvernementale ? Aujourd’hui, l’UMP a, à elle seule, près de 30 députés au dessus de la majorité absolue. Avec ses alliés du Nouveau Centre cela fait plus de 50… Avoir un groupe si écrasant n’est pas bon pour la démocratie. J’en ai fait l’expérience entre 1993 et 1997 où nous étions plus de 400 (RPR/UDF) et cela a abouti au fiasco chiraquien de la dissolution de 1997. Avoir une majorité plus réduite, conduirait le gouvernement à un dialogue plus approfondi avec le Parlement et à éviter certaine erreur. La vraie raison de cette opposition est que chaque député pense être celui qui pourrait faire les frais de cette disposition car la carte électorale serait alors profondément modifiée. Beaucoup (et je ne pas parle pas du Sénat) sont élus depuis plus 12, 18 voir 24 ans… Personnellement , je crois qu'un député ne devrait pas pouvoir se présenter plus de 2 fois de suite afin de faire respirer la démocratie... Aujourd'hui, où est le renouvellement, où est le sang frais nécessaire pour avoir une vision un peu plus moderne de la politique et surtout de l’avenir de notre pays ?


Pour ce qui est du cumul des mandats, l’argument avancé, à gauche comme à droite,  relève de l’hypocrisie la plus totale. Un député qui fait correctement son travail dans sa circonscription ne se coupe pas des gens. Entre un mandat non exécutif qui serait autorisé, les permanences, les réunions locales diverses avec les autorités ou les élus, les marchés, etc…il y a de quoi faire pour « ressentir » le terrain. Aujourd’hui, les députés sont en moyenne 2 jours à l’Assemblée et heureusement qu’il y a les questions d’actualités télévisés pour inciter à un minimum de présence. Les commissions ? Pas plus de présence...A leur décharge, il faut reconnaître que le fonctionnement actuelle du Parlement est assez décourageant : textes gouvernementaux ficelés, pas de maîtrise de l’ordre du jour, peu de contrôle du gouvernement et de l’efficacité des lois. Enfin, c’est souvent : « Silence dans les rangs » !! »..


La commission Balladur va proposer une revalorisation importante du Parlement. Plutôt que s’accrocher à un rôle qui a perdu depuis très longtemps beaucoup de son importance démocratique, les députés devraient saisir au contraire cette occasion de retrouver un intérêt majeur à leur fonction et indispensable à une démocratie équilibrée.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 15:27
Les élections municipales ont été fixées aux 9 et 16 mars 2008

Pour toutes les informations légales

http://www.affaires-publiques.com/textof/codelect/codelectoral.htm

Bon courage aux candidats..

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 12:39

Il est incontestable que les deux affaires, EADS et UIMM ne vont pas améliorer la confiance de nos administrés envers les « élites » de la nation qu’elles soient politiques ou syndicales. A travers EADS, c’est à la fois la transparence, le fonctionnement de l’Etat et les relations de ses dirigeants avec les milieux d’affaires qui sèment le trouble. A travers l’UIMM c’est la  transparence du financement des syndicats qui est sur la sellette et ce peu de temps après la procédure engagée auprès du CE d’EDF/GDF sur ses finances.

 

Le leitmotiv «  tous pourris !! » n’est guère loin, la présomption d’innocence écornée une fois de plus, alors que la réflexion sur la dépénalisation dans le Droit des affaires engagée par le gouvernement tombe plutôt mal pourrait être pris comme une provocation.

 

On avait reproché à nos concitoyens de se désintéresser de la politique et des débats électoraux. Leur participation  à près de 85% lors des présidentielles a montré qu’il n’en était rien quand ils le jugeaient utile et a au contraire montré leur intérêt pour leur devenir. Attitude démocratique remarquable.

 

Il serait bon que nos « élites » en prennent  conscience et s’applique à eux-mêmes un changement d’attitude et d’action. Ils en ont la possibilité à travers les différentes réformes engagées sur les institutions et la démocratie qu’elle soit parlementaire ou sociale. Il en va de la « Démocratie » tout court.

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