Politique nationale

Vendredi 23 octobre 2009

En renonçant à la présidence de l'Etablissement Public de la Défense, Jean Sarkozy a pris une sage décision.

J'avais exprimé ce souhait dans un article précédent, tant cette candidature n'était pas tenable dans le contexte actuelle. Je persiste à croire que ce fût une erreur politique. J'espère qu'elle n'aura pas trop de conséquences pour la majorité présidentielle.

En contrepartie, par ce retrait, par ses explications dans sa bonne prestation sur le plateau de FR2, Jean Sarkozy a démontré, malgré son jeune âge, une certaine maturité politique responsable et sa capacité à devenir une personnalité politique de premier plan, que son père soit  ou non Président.

Par ailleurs, je reste attéré par la mauvaise foi, les amalgames et les mauvais procès qui lui ont été fait par la gauche. A défaut de programme et de propositions pour les français, dénigrons, dénigrons, il en restera toujours quelquechose.

Par jeff77
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Vendredi 16 octobre 2009

Seriez-vous devenu insensible au ressenti des Français et particulièrement à votre électorat, vous qui aviez si bien  précédé leurs attentes en 2007 ? En cette période difficile pour eux à cause de la crise économique, leur perception des évènements en est exacerbée.

De ce fait ils réagissent humainement et simplement sans en approfondir les données réelles mais en privilégiant leur côté symbolique.
Et même si ceux-ci sont de moindre importance en comparaison des enjeux nationaux et internationaux que doit affronter la France, les français y sont plus sensibles que vous ne pouvez l’imaginer car ils touchent à l’effort, à l’ascenseur social.

 

Pour avoir fait partie en son temps du Conseil d’Administration d’un Etablissement Public (EPAMARNE à Marne_la-Vallée) comme représentant de la Région Ile de France, je connais parfaitement les attributions d’un Président : poste éminemment politique, de contacts, de représentation et de promotion alors que l’opérationnel est confié au Directeur Général nommé par l’Etat. C’est la raison pour laquelle la Présidence est allouée à un élu et je ne doute pas que votre fils soit capable, en étant épaulé, d’occuper ce poste.

 

Si je suis à même de le comprendre, c’est parce que je connais ces domaines ce qui n’est pas le cas de la majorité des français pour qui ces organismes apparaissent comme nébuleux et donc ouvert à la suspicion des privilèges. Aussi, alors que vous tenez en parallèle un excellent discours sur la réforme du lycée en vous appuyant sur le mérite et l’effort, beaucoup de français sont dubitatifs voire choqués par le processus d’élection de votre fils Jean à la tête de l’EPAD et considèrent cela comme un passe-droit.

 

Ce jour, dans le Figaro, vous dîtes que c’est vous que l’on vise à travers votre fils. De  la part de l’opposition, c’est évident et je dirais de "bonne guerre ", mais pas de la part de votre électorat. Dans la situation actuelle où beaucoup rencontrent pour eux-mêmes ou un proche des difficultés d’emploi malgré les diplômes acquis, ils ne sont pas à même de faire la distinction sur les critères utiles pour occuper la présidence d’un EPA. Dès lors tous les amalgames fleurissent entre compétences et diplômes ou entre parcours électif et nomination.

 

Cet épisode survient dans la continuité d’autres affaires qui ont touché à la justice ou à la morale ou de décisions économiques parfois mal acceptées. Je n’y reviendrais pas, vous les connaissez et vous vous en êtes expliqué fort justement dans votre interview du Figaro.

 

Monsieur le Président, depuis plus de deux ans, je salue globalement votre action réformatrice mais difficile à l’intérieur et celle que je considère comme remarquable à l’extérieur. Il serait dommageable qu’elles soient ternies par des situations qui, même si elles sont mineures, n’en sont pas moins symboliques et peuvent vous couper des français qui vous ont élu. Comme disait François Mitterrand, «  il faut savoir laisser du temps au temps ». Je ne sais ce que votre fils et vous-même déciderez, et je ne doute pas que vous assumerez la responsabilité de votre décision.

 

Je vous ai connu et apprécié à l’Assemblée Nationale en ayant passé quelques nuits lors des discutions budgétaires alors que vous étiez Ministre du Budget dans le gouvernement d’Edouard Balladur.

Aujourd’hui, toujours passionné par la vie publique et l’avenir de mon pays, c’est parce que je ne suis plus débordé  par le "quotidien politique" que je me suis permis simplement d’attirer votre attention sur les doutes et les inquiétudes de votre électorat.

Par jeff77
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Mercredi 16 septembre 2009

Ce sont les manifestations traditionnelles qui marquent la rentrée politique et se prolongent jusqu’à la Fête de l’Humanité  mi université mi festival des Grandes Charrues.... Elles ont toujours intéressantes car bien souvent elles sont une projection des évènements politiques qui se dérouleront dans l'année ..
Chronologiquement, que peut-on en retenir ?



 





Les Verts
ont tirés les premiers. Tout auréolés de leur score des européennes, ils étaient sur leur petit nuage, rêvant de faire payer cher lors des prochaines régionales les humiliations du PS subies lors des dernières années. En ce sens, ils ont trouvé sans drame un leader, ce qui est un exploit dans cette formation: Cécile DUFLOT. Exit donc la vieille garde comme MAMERE et autre COCHET, seul Daniel COHN-BENDIT  reste un "prophète" écouté. Et je crois qu’ils ont raison de l’écouter quand il leur rafraîchit un peu la tête, car chez les Verts les vieux démons (politiques) ne sont jamais bien loin. Pour l’instant, de par l’actualité, ils ont le vent en poupe… Qu’ils en profitent, c’est de bonne politique…

 

 




Le Nouveau Centre, c’est l’UDF d’aujourd’hui


Le Nouveau Centre
d Hervé MORIN a pris la relève la semaine suivante. Pas de chance pour lui, le PS avec ses turpitudes internes se réunissait le même week-end. La presse a donc pratiquement occulté ce rendez-vous. Et puis comme il n’y a pas de conflit majeur au sein de la majorité présidentielle ni d’odeur de sang au sein du parti…

Pour autant, le NC souffre d’un déficit de notoriété certain. Pas facile avec Sarkozy de trouver un équilibre entre indépendance d’action et solidarité gouvernementale. Pas facile non plus pour un parti qui a à peine deux ans de choisir entre volonté de se compter lors des élections et prendre le risque de faire exploser le parti par manque de résultat. La patience a donc été demandée aux militants avec comme objectif principal, les présidentielles de 2012. L’ont-ils accepté ? Pas sûr, et les semaines qui viennent le diront. En attendant, Hervé MORIN a décidé de sillonner la France pour écouter et parler aux français.

Politiquement, le NC s’est félicité de la clarification du Modem sur ses alliances à gauche. Le slogan du Nouveau Centre à son université «  L’UDF d’aujourd’hui, c’est nous »  atteste d’une désir de se réapproprier le sigle à la fois politiquement et juridiquement. Quand à la réunification de la famille centriste, la route me parait encore bien longue pour faire tomber certains égos.


 


Le Parti Socialiste
a commencé son université la peur au ventre : « Allait-il chassé les démons du Congrès de Reims ? ». Il en est sorti rassuré…momentanément. Même si le duo "réconcilié" Martine AUBRY /Ségolène ROYAL ne fait guère illusion, le calme a régné durant un week-end  à la Rochelle, ce qui a suffit au bonheur des militants. Pour autant, le parti s’est contenté de s’occuper, une fois encore,  de lui et non des problèmes de la France et des français. En dehors des critiques habituelles contre le Président et le gouvernement, il faudra encore attendre pour obtenir une trace de programme alternatif à celui de l’exécutif.

Reste donc, la cuisine interne (ce qui intéressent les médias) et des décisions qui ouvrent plus de questions que des solutions.

Des primaires vont être ouvertes aux adhérents et sympathisants socialistes pour choisir leur candidat à la présidentielle de 2012. L’idée marque une vraie rupture avec les habitudes du parti. Reste à en définir les modalités et chacun s’accorde à dire que " le diable se cache souvent dans les détails ".

La question des alliances n’est toujours pas tranchée entre les partisans d’un rapprochement immédiat avec le Modem de BAYROU et l’alliance d’abord à gauche traditionnelle. Le fait que Vincent PEILLON ait réuni sur une même estrade Modem, PC et Verts a plutôt semé le trouble et suscité de la méfiance au sein de la direction du PS. Depuis, les évènements se sont précipités mais peu clarifiés. Nous en reparlerons. En conclusion, pour le PS, rien n’est tranché.

 



A l’UMP
, rien de nouveau. Comme d’habitude, tout semblait tourner comme une machine bien huilée. Union, solidarité gouvernementale, bref le train-train quotidien. Pourtant, les couacs s’étaient multipliés les jours auparavant notamment sur  la taxe carbone, chacun allant de son opinion et de ses commentaires. Le Président a sifflé une fois de plus la fin de la partie en reprenant le dossier et par le recadrage du Premier Ministre  à propos du niveau de celle-ci. Le parti a marqué sa solidarité avec le Premier Ministre et c’est bien.

Enfin, soucieux de ne pas être oublié par ses collègues et surtout par la presse, Jean-François COPPE s’est rappelé à leur bon souvenir en se faisant applaudir lors d’une entrée remarquée en plein discours de Jean-Louis BORLOO. Anecdote savoureuse, chacun fait sa rentrée comme il peut, mais qui sous-entend malgré une " rivalité " groupe UMP au parlement avec l’exécutif.


 

Au Modem, les militants attendaient avec impatience les clarifications de François BAYROU sur la future stratégie électorale de leur mouvement suite à la main tendue par Marielle de SARNEZ à la gauche mais aussi sur la démocratisation interne du mouvement suite au sérieux revers électoral des européennes. Car là aussi, point de propositions. Seules les diatribes habituelles sur la confiscation du pouvoir par le "système " présidentiel et les dossiers de cuisine interne étaient à l’ordre du jour. François BAYROU jouait gros mais en bon orateur il a réussi à faire illusion sans rien trancher sur les alliances et en laissant quelques miettes sur la démocratisation du parti. L’objectif 2012 reste sa priorité même si son potentiel de réussite diminue chaque jour un peu plus. Les régionales seront aussi pour lui une date incontournable quand au choix des alliances (qui sera évidemment avec le PS et la gauche) s’il veut avoir des élus et le score de ses listes autonomes au 1er tour sera une des clés de l’avenir de son mouvement.


 

Et à gauche de la gauche ?.. Elle s’est retrouvée lors de la Fête de l’Humanité. Succès certain par la fréquentation même si on se demande toujours si les gens se déplacent pour des convictions ou pour assister à l'un des spectacles de qualité et gratuits. Les deux probablement.

« L’union est un combat » a-t-on souvent l’habitude de dire. C’est encore plus vrai dans cette parti de l’échiquier politique. Regrouper des groupuscules plus ou moins " révolutionnaires " n’a jamais fonctionné historiquement, chacun étant jaloux de ses convictions et de son indépendance. Ils sont unis " contre " le système, mais divergent sur les solutions pour y remédier et cela risque de continuer. Au niveau des idées, rien de neuf. On a entendu les mêmes litanies éloignées des réalités économiques et sociales. Toujours méfiants vis-à-vis du PS et de ses dérives " droitières " lorsqu’il est au pouvoir, ils ont carrément dit NON à des discussions et donc à une alliance de la gauche avec le Modem de BAYROU. A bon entendeur…

Quant à leur culture de la démocratie, on constate une fois de plus qu’elle trouve vite ses limites vu l’accueil réservé à Frédéric MITTERRAND ou Eric WOERTH alors qu’ils étaient invités. Curieuse conception de l’hospitalité.

 

Les régionales vont avoir lieu dans 6 mois. Même si c’est pour le moment un sujet inintéressant pour les français confrontés aux difficultés quotidiennes et à la crise économique, nul doute qu’elles rythmeront le calendrier politique  et la vie des états majors des partis.

Par jeff77
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Jeudi 18 juin 2009

Les socialistes, après leur déroute des européennes,  et la gauche en général, ne semblent pas avoir tirer les leçons du scrutin.

Soumis à la pression de ses partenaires de gauche sur leur participation au Congrès de Versailles, les socialistes ont décidé une position mi-chèvre mi-choux. Ils participeront mais se tairont en prétextant que le temps de parole de 10 minutes (comme à tous les partis) qui leur est octroyer est trop faible.

 

Argument ridicule. Pour un tel évènement solennel, quand on a des choses importantes à dire, 10 minutes suffisent largement, d’autant qu’il fera l’objet d’une couverture médiatique importante. Mais sur le fond, il faut plutôt croire que pour  un PS n’ayant rien à dire et ne pouvant faire des propositions crédibles sur la politique de la France qu’elle soit intérieure ou extérieure, 10 minutes c’était encore trop !

 

Je crois également, que le Parti Socialiste n’a toujours pas intégré dans « son logiciel », les institutions de la Vème République et encore moins le quinquennat.

Je l’ai déjà dit sur ce blog, de mon point de vue, c’est la raison pour laquelle (en dehors de Mitterrand) la gauche perd systématiquement les élections présidentielles. Leur culture reste très attachées au régime parlementaire pur et ne peuvent donc supporter nos institutions et encore moins un Président de la République plus présent que ces prédécesseurs.

 

Le PC, lui est égal à lui-même enfermé dans ses dogmes. Quant aux Verts, le retour de Daniel Cohn-Bendit vers le parlement européen fait qu’ils reprennent leurs attitudes stériles et négatives à l’image du trublion Noël Mamère. Cela leur promet des lendemains qui déchantent s’ils persistent dans cette voie.

 

Que l’on soit dans la majorité ou l’opposition, les orientations que le Président de la République présentera pour la France lors du Congrès de Versailles sera un moment important et solennel. De mon point de vue, c’est aussi marquer un profond respect de l’exécutif vis à vis du Parlement.

Par jeff77
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