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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 20:59

personnes-agees.jpgDepuis 20 ans on en parle. Depuis 20 ans les rapports se sont succédés dont le premier fût le Livre Blanc de Michel Rocard. Depuis 20 ans diverses mesures ont été adoptées pour colmater les brèches mais sans s’attaquer, aux questions de fond tant le sujet est difficile.

 

Les trois principales lois traitant de la question ont été dernièrement celles de 1993 sous le gouvernement Balladur qui a modifié pour le privé les conditions de calcul des retraites puis sous le gouvernement Fillon en 2003 l’alignement public /privé pour la durée de cotisations, enfin en 2008 la fin des principaux régimes spéciaux ceux-là même qui avaient valu des manifestations et une crise sociale en 1995 sous le gouvernement Juppé. La gauche  en a parlé entre 1997 et 2002 sous le gouvernement Jospin mais comme d’habitude n’a rien fait.

 

Cette longue période aura néanmoins eu pour mérite de faire comprendre aux français que si nous voulions garder un système de retraite par répartition basé sur la solidarité entre les générations, une réforme profonde était nécessaire.

 

A sa création, le système des retraites était financé par plus de 3,5 salariés pour un retraité avec une durée de vie de 70 ans quand on partait à la retraite à 65 ans pour le régime général quelque soit l’âge de son entrée dans la vie active.

Aujourd’hui les données de base sont claires :

- en moyenne, on rentre plus tard dans la vie active

- la retraite a été ramenée de 65 ans à 60 ans par François Mitterrand,  même si depuis, il est nécessaire d’avoir plus de 40 ans de cotisation pour la toucher à taux plein.

- l’allongement de la vie s’est amélioré de plus d’une dizaine d’années

- conséquence : il y a à peine 2 salariés pour financer un retraité.

 

Le Président a posé ses conditions : pas de diminution des pensions, pas d’augmentation des cotisations. S’il me parait évident de respecter la première, la deuxième doit se discuter du moins dès que la crise économique et sociale sera derrière nous, je pense au transfert qui avait été envisagé entre la cotisation chômage et celle des retraites. Par ailleurs, je crois que l’on ne pourra s’exonérer également d’élargir les bases de cotisations. Reste deux critères : l’âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Les syndicats s’arc-boutent sur la retraite à 60 ans et pourtant tous les pays européens y compris ceux gérés par la gauche ont pris des mesures difficiles mais indispensables.

 

Les français sont prêts à accepter cette réforme sous plusieurs conditions :

- que la réforme soit équitable

- que la pénibilité du travail soit prise en compte

- que les entreprises n’utilisent plus le licenciement économique et les pré-retraites pour les seniors comme variable d’ajustement de leur masse salariale.

- que les systèmes public/privé se rapprochent, certes sur une longue période

- que les derniers systèmes spéciaux soient sur la table des négociations y compris celui des parlementaires.

- que les salariés soient informés chaque année  et tout au long de leur carrière, de leur situation


Et si on faisait un système clair par points à l'identique des caisses complémentaires?.. Révolution ? Pourquoi pas !! 


Enfin, la question de la dépendance du 4ème âge doit également s’inscrire dans cette réforme
. Pour ma part, j’ai déjà suggéré que les personnes âgées, ayant une retraire confortable (par exemple à partir de 2000 € par mois par personne)  cotisent à une caisse chargée de financer en partie cette dépendance. Personnellement je suis prêt à faire cet effort.

 

Comme l’on dit : «  C’est au pied du mur que l’on voit le maçon ». Cela n’a jamais été aussi vrai.. Mais nous aurons certainement l’occasion d’en reparler prochainement.

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Published by jeff77 - dans Réformes
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