Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 20:41

Beaucoup plus de monde que les 1er mai précédents, beaucoup moins que lors des manifestations de février et mars, chacun y retrouvera son compte : les syndicats avec une unité affichée et une manifestation réussie et le gouvernement en constatant qu’il n’y pas eu de surenchère.

 

J’ai déjà souligné lors d’un article précédent la responsabilité syndicale notamment de la CFDT et de la CGT suite aux manifestations précédentes. Conscientes des risques d’extension de dérapages violents dus à l’exaspération de salariés face des situations douloureuses et attisés par certains éléments d’extrême gauche, elles jouent pleinement leur rôle fait de revendications mais aussi de canalisation des mécontentements vers des formes d'actions cpmpatibles avec la démocratie. Les séquestrations et les violences ne feront certainement pas  avancer la cause syndicale.

 

Quoi qu'en disent certains dans l’opposition, le gouvernement écoute et est en contact permanent avec les syndicats. Les décisions importantes prises le 18 février lors de la réunion avec le Président de la République comme le fait de laisser la porte ouverte à d’autres mesures, si nécessaire, ont aussi permis cette sagesse d'actions revendicatives. D’ailleurs, il est symptomatique de constater que les banderoles du 1er mai étaient plus des slogans adressés au patronat qu’au gouvernement.

 

Pour reprendre une formule célèbre, le gouvernement demande de « laisser du temps au temps » pour voir les effets réels des mesures prises en matière de pouvoir d’achat des plus défavorisés, des bas salaires ou de la montée du chômage (prime, annulation d’impôt, fonds d’aide pour la formation, meilleure rémunération du chômage partiel, contrat de conversion, etc…), mais aussi de voir comme la situation économique évolue. Sage décision.

 

En planifiant deux nouvelles manifestations, fin mai et mi juin,  les syndicats entendent maintenir la pression envers le gouvernement mais aussi garder une unité minimum. Quoi de plus logique en cette période difficile. En refusant de céder à la pression démagogique d’une journée de grève générale des syndicats les plus à gauche (Sud, FSU et FO), les principales organisations sont dans la continuité de leur politique responsable depuis le début de la crise. Il  faut s’en réjouir pour l’équilibre social mais aussi économique du pays.

 

Durant ces dernières semaines, le patronat n’a été que très peu présent et madame Parisot des plus discrète. Il serait temps que lui aussi prendre ses responsabilités pour faciliter le dialogue social.

 

Quant à la gauche, à part tomber dans la démagogie, revendiquer plus de relance, encore plus de dettes ou faire de l’anti-sarkozisme primaire, elle n’offre aucune alternative sérieuse. D’ailleurs les français, à travers les sondages, ne s’y trompent pas.

 

La crise économique, la nouvelle loi sur la représentativité syndicale semble être l’opportunité de trouver un nouvel équilibre dans le dialogue social et la prise en compte par les partenaires sociaux des responsabilités de chacun. Il faut s’en féliciter. Le fait que cela se fasse sous un gouvernement de droite ajoute un côté piquant à la situation.

Partager cet article

Repost 0
Published by jeff77 - dans Société
commenter cet article

commentaires